Ce n’est nullement chers lecteurs en prenant des armes létales que les Guinéens vont s’entretuer. Non. S’entretuer dont nous faisions allusion, est la perversité dont se livre certains de nos compatriotes au niveau de la vente, notamment des fruits et légumes. Pas seulement d’ailleurs. Vous l’avez sûrement constaté, pour vivre à Conakry, voire même certaines villes urbaines de nos provinces, il faudrait être à la loge, afin de pouvoir mettre quelque chose sous la dent sans fournir d’efforts.
Tenez-vous bien, les fruits et légumes qui sont essentiels au bon fonctionnement du métabolisme de l’organisme, ce n’est pas une révélation, se vendent à prix d’or. Évidemment, comme nous l’avons noté ci-haut: prix d’or pour un Guinéen lambda. Ces fruits et légumes ne sont pas à la portée du tout, de tous.
Manifestement, c’est comme si, les étalagistes se sont donnés des codes, partout présentement, 4 bonnes mangues sont à 10 000 francs guinéens. À prendre ou laisser. Si l’année dernière, l’on pouvait avoir 4 bonnes mangues à 5 000 fgn, aujourd’hui jusqu’à preuve contraire 4 mangues, 10 000 fgn. Celles qui sont à 5 000 fgn, l’oeil même n’en veut pas, à plus forte raison, le coeur. À qui la faute, que les autorités de la Banque centrale de la République de Guinée, nous expliquent.
Et n’y a pas que ça, les mangues sont des exemples parmi tant d’autres fruits. Avant la période des mangues, c’était les oranges, à ce niveau également, pour avoir 4 bonnes oranges de qualité, il faut débourser 10 000 fgn.
Les autres fruits qui rentrent dans la combinaison de salades, c’est une autre aventure. La concombre, la tomate, la carotte, la laitue, la pomme de terre, la patate… mon vieux, faites un tour pour s’en rendre compte.
La pastèque, elle, même dans les localités où c’est produit, elle se négocie comme au centre ville de la capitale, 15 000 fgn voire 25 000 fgn, selon la taille. Tout comme d’ailleurs, l’ananas, la papaye, la banane.
Les légumes, notamment, les haricots, les pommes de terre, les choux, les pigments, les maniocs, les patates… leurs prix varient selon les saisons.
Mais ce qui étonne plus le Guinéen qui se cherche. Bien sûr, en dehors, de la fixation incontrôlée des prix de ces fruits et légumes, c’est le manque d’état d’âme desdites étalagistes. Ces dames peuvent se rendre compte, que leurs marchandises est en train de pourrir ou se décomposer, mais jamais et jamais de la vie, en tout cas, en partant de nos constats, casser les prix pour qu’elles puissent en liquider. Il n’est pas rare que le lendemain matin, vous les voyez plateau en tête, sans gène se diriger vers la poubelle pour aller déverser les fruits et légumes décomposés.
Cela a suscité chez notre reporter des questionnements. Bien vrai, dans la culture de certains fruits et légumes, l’implication des produits phytosanitaires, des engrais sont nécessaires et donc pourrait répercuter sur la vente. Mais à ce que, nous sachions, la mangue, l’orange de chez nous, comprenez le reste.
L’autre c’est un questionnement, qui interroge encore une fois, l’état d’âme des étalagistes. Si vous faites un sondage, la plupart diront appartenir à une religion: christianisme ou l’islam. Pourtant les actes posés, sont contraires à ce que nous enseigne ces deux religions. Que Dieu puisse nous transformer. Amen!
A-Tchol pour Billetdujour.com





































