La tournure dont l’incarcération du secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée, Sékou Jamal Pendessa est en train de prendre s’apparente manifestement à un retour violent de la manivelle. 
Le Mouvement syndical guinéen en a profité pour ouvrir la brèche sur certaines revendications.

« Le gouvernement est en train de jouer de la mauvaise foi. Et nous, nous avons notre dynamique. Aujourd’hui le peuple est exténué, les fonctionnaires sont fatigués, ça ne sert à rien de voiler la face. Jouons franc jeu au bénéfice du peuple de Guinée », a souligné Salif Diallo de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée, chez nos confrères d’Hadafo médias, ce vendredi 23 février 2024.

Puis de faire remarquer que le problème du secrétaire général du Syndicat des professionnels de la presse de Guinée, Sékou Jamal Pendessa est clair: « il doit faire parti de l’équipe de négociations. Et c’est pourquoi, nous avons demandé l’annulation pure et simple de la procédure judiciaire à son encontre. Il est en porte-à-faux à aucune loi de travail. C’est tout simplement la volonté de certains individus hauts placés qui veulent agir, pensant étouffer tout le monde. Ils doivent faire attention ne pas confondre la loi et leurs propres humeurs », a précisé le syndicaliste.
Salif Diallo d’insister: « nous demandons qu’il soit libéré et sans condition. Par jurisprudence, nous avons vu des cas. On arrête quelqu’un sans rien et on le condamne à un mois de surcis juste pour salir son casier judiciaire. On connaît ce jeu-là dans ce pays. Donc on veut être clair, il n’y a pas de débat, autour de la question. Il est libéré, il est autour de la table. Et nous allons avec les représentants du gouvernement discuté sur des questions nationales relatives aux revendications qui ont été posées. »
Michel Dassassa pour Billetdujour.com