Monsieur le Président, avec le ferme espoir que votre élection va enfin favoriser une gestion vertueuse de notre football, qui constitue la discipline la plus populaire chez nous, je tiens à vous féliciter pour la confiance, que les membres statutaires de la fédération ont placée en vous.
Au demeurant, acteur du football vous êtes bien au fait des problèmes qui assaillent depuis quelques années cette discipline. On ne le répètera jamais assez, discipline la plus populaire chez nous, la gestion du football attire bien des convoitises. Au-delà de son caractère strictement sportif, le football est désormais intégré dans ce qu’il convient de désigner par le sport busines. Avec des retombées financières importantes. Au regard de ces formidables enjeux, il serait maintenant souhaitable que la gestion du football puisse enfin servir la famille sportive.
Il vous revient donc, Monsieur le Président, le temps que court votre mandat de pouvoir assurer une rupture totale avec le mode de gestion du football, qui a prévalu jusque maintenant. Par les temps qui courent avec les mutations qui interviennent, et les innovations qui s’opèrent, nous avons beaucoup plus besoin de gestionnaires, que de responsables soucieux de se faire la poche au détriment de la discipline. Après plus de trois décennies, la situation de notre football n’est guère reluisante. En dépit de quelques résultats enregistrés en dents de scie. Le constat le plus accablant est la fracture, qui existe entre Conakry, la capitale et l’intérieur du pays. Dépourvues de moyens, les ligues régionales fonctionnent tant bien que mal, malgré les fallacieuses promesses tenues à la veille de chaque congrès. Rien n’est entrepris pour résorber cette fracture, qui s’élargit au fil des ans. Même si les infrastructures relèvent du ressort de l’Etat, le développement de la discipline incombe à la fédération par le biais de sa direction technique.
Sur un tout autre plan, le football des jeunes et le football féminin sont négligés. Faute de compétitions formalisées et régulières, il est difficile d’assurer la détection et l’encadrement pour les sélections nationales toutes catégories confondues. Il est paradoxal de constater, qu’au fur et à mesure la dotation de la FIFA augmente pour la promotion du football féminin, chez nous, l’on ne perçoit guère les retombées de cette hausse sur le développement de la discipline.
Monsieur le Président, pour terminer, il serait judicieux que la communication soit beaucoup plus accentuée au cours de votre mandat, pour permettre non seulement aux instances de l’UFOA A, la CAF, la FIFA, mais aussi nos à autorités, et surtout à l’opinion publique d’être au courant en temps réel des activités menées et des actes que vous posez.
Sportivement !
Thierno Saïdou Diakité
thiernosaidoudiakite@gmail.com




































