Après la décision des avocats d’Algassimou Diallo de suspendre leur participation aux débats, le Parquet général près la Cour suprême est sorti de son silence. Dans un communiqué diffusé ce dimanche 18 octobre 2026 au journal de la RTG, il revient sur les étapes de la procédure et affirme que les droits de la défense ont été respectés.
Le communiqué intervient alors que le procès de l’ancien magistrat, repris le 15 octobre devant les chambres réunies de la Cour suprême, a été marqué par une vive contestation de la défense. Les conseils d’Algassimou Diallo avaient demandé la récusation de trois magistrats et l’annulation de l’ordonnance de renvoi, requêtes finalement rejetées par la juridiction.
Estimant que leurs demandes n’avaient pas été satisfaites et dénonçant des atteintes aux garanties d’un procès équitable, les neuf avocats de la défense avaient annoncé la suspension de leur participation à la procédure.
Privée de ses conseils, l’audience prévue le vendredi 16 octobre n’a pas pu se poursuivre. La Cour suprême a alors prononcé un renvoi sine die, afin de permettre au procureur général de prendre contact avec les avocats de la défense et de faciliter la reprise des débats.
Pour la défense, la présence d’un avocat est essentielle en matière criminelle. Algassimou Diallo avait lui-même refusé d’être jugé sans l’assistance de ses conseils, renforçant l’impasse procédurale dans laquelle s’est trouvée la haute juridiction.
Dans sa réaction, le Parquet général entend rassurer l’opinion publique : la procédure, dit-il, s’est déroulée dans le respect des règles et des droits de la défense. Le communiqué revient ainsi sur les différentes étapes ayant conduit à la suspension de la participation des avocats, tout en réaffirmant la régularité des décisions prises par la Cour.
Cette prise de position du ministère public ouvre une nouvelle séquence dans un dossier déjà lourd de tensions. Elle intervient alors que l’affaire demeure renvoyée sine die, dans l’attente d’une reprise effective des débats devant les chambres réunies de la Cour suprême.
Le dossier Algassimou Diallo, ancien avocat général près la Cour suprême et figure liée au procès des événements du 28 septembre 2009, continue de susciter une forte attention en Guinée. La contestation de la composition du siège, le retrait des avocats et l’intervention du Parquet général font désormais du procès un test pour les garanties procédurales et la crédibilité de la justice guinéenne.
La balle est désormais dans le camp des conseils de la défense et de la Cour suprême : leur capacité à trouver un terrain d’entente déterminera la reprise ou le nouvel enlisement d’un procès déjà suspendu à plusieurs reprises.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































