En quarante-huit heures, une affaire judiciaire a failli tourner en crise diplomatique entre la RDC et la Belgique.

Que s’est-il passé ? En Belgique, des perquisitions discrètes ont entraîné la convocation de l’ambassadrice belge à Kinshasa et la signature d’une circulaire interdisant tout contact avec l’ambassade belge.

Le 14 octobre, des perquisitions ont été menées à Bruxelles et dans plusieurs communes des Brabants flamand et wallon, dans le cadre d’une instruction judiciaire ouverte par le parquet fédéral belge pour blanchiment. Deux proches de Félix Tshisekedi ont confirmé à Jeune Afrique que les résidences visées appartenaient à des membres de sa famille.

L’origine du dossier remonte au 8 juillet 2025, lorsque l’avocat bruxellois Bernard Maingain avait dénoncé au procureur fédéral belge “le comportement prédateur de citoyens belges liés au pouvoir à Kinshasa, dans les mines du Grand Katanga” ce qu’il avait qualifié de “dépeçage en famille” de l’appareil industriel minier. Neuf membres de la famille présidentielle sont visés, sans que leurs noms aient été rendus publics.

La réaction de Kinshasa a été immédiate. Le 15 octobre, l’ambassadrice de Belgique en RDC a été convoquée au ministère des Affaires étrangères. Le soir même, le directeur de cabinet d’Anthony Nkinzo signait une circulaire imposant à l’ensemble des membres du cabinet présidentiel “l’interdiction de tout contact avec l’ambassade du Royaume de Belgique”.

Une affaire à suivre de près, dans un contexte où Bruxelles est généralement perçue comme l’un des alliés les plus proches de Kinshasa dans le conflit qui secoue l’est du pays.

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