Samedi 8 octobre 2022, les membres de l’ONG : Club des amis du monde ont animé une conférence de presse à la maison commune des hommes de médias, sise à la Minière/Dixinn. « Réponse communautaire pour réduire les violences basées sur le genre à Conakry et Kindia », a été le thème de la rencontre.
Faisant le point, le Coordinateur de l’ONG, Club des amis du monde, Amadou Cheick Keïta a indiqué que la conférence s’est déroulée sur une thématique de plaidoyer portant sur l’intégration des causeries éducatives sur la sexualité, la promotion et sur la lutte contre des violences basées sur le genre dans les établissements scolaires.
L’activiste de souligner que les attentes de l’ONG sont entre autres : avoir une base solide des élèves-pairs éducatifs sur les connaissances nécessaires liées à la santé sexuelle et reproductive, mais aussi sur les thématiques de violence basée sur le genre au sein du milieu scolaire. « Nous les avons préparés pour animer des séances de communication éducative de masse. Aujourd’hui, ils sont bien outillés par rapport aux causeries éducatives. Nous sommes convaincus qu’au courant de cette année scolaire, ces élèves animeront des séances dans leurs établissements sur ces thématiques : viol, harcèlements sexuels, les mutilations génitales féminines », a déclaré Amadou Cheick Kéïta.
Selon lui, 300 élèves sont concernés dans la ville de Conakry sur 30 établissements scolaires. Avec ce nombre de pairs éducateurs, ils comptent toucher environ 700 000 élèves dans les séances de causerie éducative de sensibilisation de masse.
Revenant sur les actions de plaidoyer , Amadou Cheick Keïta a fait remarquer qu’ils ont identifié des acteurs sur lesquelles, il y a des propositions concrètes. Notamment avec le ministre de l’Education nationale. « Nous avons vu le Gouvernement qui est en train d’introduire ce module sur la santé sexuelle et reproductive. Ce Département de l’enseignement pré-universitaire a décidé d’expérimenter ce module dans environ 150 établissements scolaires. A cet effet, nous avons demandé aux autorités de revoir ce chiffre à la hausse. Il est vrai, que les dirigeants ont fait beaucoup d’efforts, mais sur 150 écoles concernées en République de Guinée, c’est à peu près moins de 1%. Nous voulons qu’en cette phase pilote de ce module, qu’ils prennent en compte au moins de 2 à 3% d’établissements scolaires à travers le pays.»
Poursuivant, l’activiste d’ajouter qu’au niveau de la Justice, ils ont orienté leur plaidoyer sur l’application de la loi. « Parce qu’il y a un certain nombre de dispositions prévues dans le code de procédure pénale par rapport à la sanction des cas de violences VBG. Nous invitons le ministère de la Justice à veiller à l’application correcte de la loi », a conclu Amadou Cheick Keïta.
Selon le rapport MICS 2016, les chiffres des violences Basées sur le Genre en Guinée sont alarmants: environ 14,5% de filles mariées de 15-19 ans sont mariées avant 15 ans et 19,2% de filles mariées de 20-24 ans sont mariées avant 15 ans , 97% des femmes âgées entre 15 et 49 ans ont subi des mutilations génitales féminines, 24 % des 15 ans ou plus ont été victimes avec une dominance chez les femmes (29% contre 18%).
En Guinée, 1 fille sur 2 (46% EDS 2018) se marie avant d’atteindre 18 ans, soit 654 858 filles mariées chaque année.
Richard Dassassa pour Billetdujour.com






































