Après le communiqué de la Haute Autorité de la Communication (HAC) relatif à la diffusion persistante des messages radios des Forces de défense et de sécurité par les médias, le Directeur de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA), Ansoumane Toumany Camara confie que messages radios de l’état-major général des Armées sont inclus dans ces éléments, dont la diffusion est encadrée par la loi.
Le patron de DIRPA se réfère aux articles 538 à 543 du Code pénal, qui traitent des renseignements, procédés, objets, documents, données informatisées ou fichiers caractérisés comme secrets de la Défense nationale. Ces éléments font l’objet de mesures de protection visant à restreindre leur diffusion. Les messages radios de l’état-major général des Armées sont inclus dans ces éléments, dont la diffusion est encadrée par la loi. M. Ansoumane Toumany Camara de signifier que la persistance de la diffusion de ces messages par les médias a conduit à l’envoi d’une correspondance à la HAC pour mettre fin à cette pratique, précisant que cette protection des informations n’est pas propre à la Guinée seulement, mais elle est d’ordre mondial.
‘’Nous invitons tous nos confrères à vraiment s’abstenir de publier les messages radio de l’armée. Cela, c’est pour inviter les gens à respecter les règles du professionnalisme du métier et aussi à plus de responsabilité. Cette Guinée là, nous avons le devoir, chacun dans son domaine de la protéger, de faire ce qui est bon pour le pays et ce qui n’est pas bon pour le pays, vous laissez ça de côté. Nous sommes à une période de transition, chaque acteur, chaque entité des différents segments de la vie nationale, doit jouer une partition positive, accompagner la transition pour qu’elle réussisse. Cela, dans l’intérêt de la République’’, a lancé Ansoumane Toumany Camara.
Par ailleurs,  M. Camara de soutenir que la DIRPA est disponible pour aider les médias à vérifier l’authenticité des informations ou à déterminer leur publication légale, afin d’éviter aux journalistes de violer la loi. Tout en martelant que quiconque publie de tels messages, s’expose à des conséquences légales. Ce, conformément à l’article 541 du Code pénal qui prévoit, indique-t-il, une peine de détention criminelle de 10 à 20 ans. Pour ceux qui, sans intention de trahison ou d’espionnage, divulguent de telles informations à des personnes non qualifiées ou au public.
Ahmed Diallo pour Billetdujour.com