Comme l’a dit un observateur de la scène politique africaine: « lorsque la politique te mord, c’est jusqu’à la mort ». L’histoire de l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire donne à cette assertion. Puisqu’il y a 55 ans jour pour jour que l’homme politique ivoirien Laurent Gbagbo connaît la prison pour la première fois en tant que responsable des étudiants. Il vient d’en finir avec la Cour pénale internationale, (CPI).
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31 Mai 1969, Gbagbo Laurent est libéré de prison le jour de son 24ème anniversaire de naissance.
Il y a 55 ans, Gbagbo Laurent étudiait l’histoire à l’université d’Abidjan. Populaire, il était sur le point de devenir le nouveau président de l’UNEECI quand le gouvernement a décidé de dissoudre l’association. L’UNEECI, créée en 1963 pour permettre au PDCI d’avoir un contrôle sur la jeunesse étudiante, ne pouvait, en aucun cas, être dirigée par un étudiant hostile au régime. Pour remplacer l’UNEECI, les autorités mettent en place un nouveau mouvement estudiantin: le MEECI, avec à sa tête Alphonse Djédjé Mady, pur produit du PDCI.
Suite à la création du MEECI le 18 mai, plus d’une centaine d’étudiants bloque l’accès aux amphithéâtres. L’armée intervient sur le campus. Le 19 mai, les meneurs des étudiants « rebelles » dont Gbagbo, sont envoyés au camp de redressement militaire d’Akouedo. Le 29 mai, ils écrivent une lettre au chef de l’État pour présenter leurs excuses. Deux jours plus tard, le président annonce leur libération lors d’un grand meeting au stade Félix Houphouët-Boigny.
Source: Chronique 225






































