Lundi 24 août 2026, des engins de chantier ont été mobilisés aux abords de la décharge de Dar-Es-Salam pour démolir des maisons situées dans des zones qualifiées de dangereuses. Cette décision intervient à la suite d’un effondrement qui a coûté la vie, selon un bilan provisoire communiqué par la Protection civile, à 31 personnes. Sur place, les secours poursuivent leurs recherches pour retrouver d’éventuelles victimes et préciser le nombre final des disparus.

Avant l’opération de ce matin, l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes (ANGUCH) avait recensé 72 ménages installés dans des secteurs à risque autour du site. Les autorités affirment que l’évacuation de ces familles répond à un impératif de prévention afin d’éviter qu’un nouveau glissement n’entraîne d’autres pertes humaines.

Dès dimanche, des mesures d’urgence avaient été prises pour mettre à l’abri les familles sinistrées. Au total, 358 personnes ont été relogées provisoirement à l’école Dixin Centre 1, dans la commune de Dixinn. L’établissement, doté de 21 salles de classe, a été réaménagé pour offrir un hébergement et des conditions de première nécessité à ceux contraints de quitter leurs habitations.

La démolition engagée ce lundi symbolise un tournant dans la gestion du dossier : les autorités passent d’une logique de secours immédiat à une stratégie de retrait et de désinstallation des populations exposées. Officiels et services techniques indiquent vouloir sécuriser durablement le pourtour de la décharge, même si la décision ravive de fortes émotions dans la capitale, où familles et voisins exigent des réponses sur les responsabilités et une prise en charge pérenne.

Plusieurs riverains, encore sous le choc, se disent partagés entre la peur et l’inquiétude face à l’avenir. Les associations locales demandent des garanties de relogement définitif et une enquête transparente pour établir les causes précises de l’effondrement. Pour l’heure, l’accent reste mis sur les opérations de secours et sur la mise en sécurité des populations les plus vulnérables.

Smarfi pour Billetdujour.com