’ Vaincre enfin le signe indien ‘’

Observateur attentif du sport national depuis les années 70, grâce à mon défunt père, qui m’a mis les pieds à l’étrier, par acquis de conscience, je sors de ma réserve pour livrer ma part de réflexion sur cette interminable crise qui affecte la gestion institutionnelle de notre football. Notre cher pays la Guinée ne mérite nullement cette situation au regard de notre glorieux passé sportif. La question centrale qui se pose aujourd’hui est de savoir, manque-t-il des hommes et des femmes pour assurer une gestion vertueuse de notre football ? Sans la moindre hésitation, je réponds par la négative, parce que je suis persuadé en mon âme et conscience, qu’il y a bien des hommes et des femmes capables de mener à bon port les destinées de notre football ! 

Pour ce faire donc, il revient ainsi aux membres statutaires, qui ont la responsabilité d’élire les membres du bureau exécutif de privilégier les intérêts supérieurs du pays. Faudrait-il le rappeler et le souligner, le pays accuse un sérieux retard dans la promotion et le développement du football national. Et pour combler ce retard, nous avons besoin d’hommes et de femmes animés par le souci de porter très haut le flambeau du football national. Ce souhait est une exigence de l’heure, dans la mesure où l’opportunité est désormais offerte à la famille du football national, de créer les conditions d’une rupture avec ce qui a prévalu depuis une décennie.

Vade mecum pour le prochain bureau exécutif

Par les temps qui courent avec les mutations qui interviennent, et les innovations qui s’opèrent, nous avons beaucoup plus besoin de gestionnaires, ambitieux de redorer le blason de la discipline. Après plus de trois décennies, la situation de notre football n’est guère reluisante. En dépit de quelques résultats enregistrés en dents de scie. Le constat le plus accablant à mes yeux est la fracture, qui persiste entre Conakry, la capitale et l’intérieur du pays. Dépourvues de moyens, les ligues régionales fonctionnent tant bien que mal. Rien n’est entrepris pour résorber cette fracture, qui s’élargit au fil des ans. Même si les infrastructures relèvent du ressort de l’Etat, le développement de la discipline incombe à la fédération par le biais de sa direction technique.

Sur un tout autre plan, le football des jeunes et le football féminin sont négligés. Faute de compétitions formalisées et régulières, il est difficile dans ces conditions, d’assurer la détection et l’encadrement pour les sélections nationales toutes catégories confondues. Dans ce même ordre d’idées, il serait judicieux que l’on se projette à l’horizon 2030, année de coupe du monde. Et pour ce faire, à mon humble avis, le projet sportif présenté par l’actuel entraîneur Paulo Duarte pourrait être confronté avec le plan d’action de la fédération. C’est un projet très ambitieux, qui présente d’intéressantes actions à mener en vue de rehausser le football national. A ce titre un effort est à faire par le futur COMEX, pour travailler de concert avec l’entraîneur national et le DTN, pour bâtir un plan d’action réaliste et profitable à notre pays.

Thierno Saïdou Diakité