Conakry vit une soirée judiciaire tendue. L’ancien procureur de Dixinn, Algassimou Diallo, a été longuement entendu ce mercredi 2 septembre 2026 à la Cour suprême, dans un dossier désormais en phase d’instruction au plus haut niveau de l’ordre juridique guinéen.
Entre 13 h et 19 h, le magistrat déchu a subi plus de cinq heures d’audition à huis clos, encadré par au moins trois avocats. Accès strictement interdit aux journalistes, dispositif sécuritaire renforcé, silence absolu des autorités : tout indique une procédure sensible, où chaque mot compte.
À la sortie, aucun détail n’a filtré sur la nature exacte des charges retenues contre lui. Aucune date n’a été avancée pour un éventuel procès. Les avocats ont quitté les lieux sans déclaration, tandis qu’Algassimou Diallo a été reconduit à la prison civile de Coyah, où il est détenu.
Le dossier, déjà instruit par un juge, pourrait basculer à tout moment vers une nouvelle étape décisive, selon des sources judiciaires. Dans l’ombre, la haute juridiction examine des pièces susceptibles d’orienter la suite : mise en accusation formelle, renvoi devant une juridiction compétente, ou mesures complémentaires d’enquête.
Rappel des faits : suspendu le 18 août 2026, puis révoqué définitivement du corps de la magistrature le 20 août, Algassimou Diallo a aussi fait l’objet d’une interdiction de sortie du territoire. Figure centrale du procès du massacre du 28 septembre 2009, son nom est de nouveau au cœur d’une affaire qui pourrait peser sur l’image de la justice guinéenne.
La suite dépendra des conclusions de l’instruction en cours à la Cour suprême.
Backtumbla pour Billetdujour.com




































