La Haute autorité de la communication (HAC) réaffirme son rôle de régulateur, et non de censeur, tout en mettant en garde contre la prolifération de médias ne respectant pas la réglementation. L’institution salue également l’implication des journalistes et des radios rurales dans la préservation de la paix lors des élections locales.
« La HAC est une institution de régulation. Son rôle n’est pas de censurer », a insisté un responsable de l’organe de régulation, Boubacar Yacine Diallo devant des professionnels des médias. Selon lui, l’institution a pour mission de faire appliquer les textes encadrant le secteur, mais aussi de protéger les médias et les journalistes dans l’exercice de leur profession.
Cette sortie intervient dans un contexte où la HAC entend renforcer le respect des règles de création et de fonctionnement des organes de presse. « Les rangs des journalistes ont été assainis, il nous reste le rang des médias », a déclaré le responsable, dénonçant la création quotidienne de médias « dans des conditions illicites ».
Pour la HAC, l’entrepreneuriat dans la presse n’est pas remis en cause. L’institution reconnaît même l’ambition des jeunes générations à investir dans le secteur. Mais elle pose une exigence claire : le respect de la réglementation. « Ils veulent aussi entreprendre, c’est l’esprit de l’époque (…) Mais à condition que la réglementation soit respectée. C’est tout ce qu’on demande », a-t-il souligné.
Radios rurales et élections locales
L’autorité de régulation a également salué le rôle joué par les radios rurales durant la campagne médiatique des élections locales. Ces médias de proximité ont servi de relais d’information dans les différentes collectivités, notamment dans les zones éloignées de la capitale.
« Lorsque l’on compétitionne pour gérer une commune, est-ce qu’une radio rurale peut se soustraire à une telle activité ? La réponse est non », a estimé le responsable de la HAC, défendant la participation de ces radios à la couverture du scrutin.
Il a particulièrement rendu hommage aux jeunes journalistes mobilisés sur le terrain, de Conakry à Yomou, en passant par Lélouma et Lola. Selon le président de la HAC, leur travail a permis une couverture médiatique équilibrée, sans susciter de contestations auprès du régulateur.
« Aucun parti politique, aucun candidat indépendant n’a saisi la HAC à l’effet de porter plainte. Au contraire, nous avons reçu des félicitations de beaucoup de candidats », a-t-il affirmé.
« La presse peut être un facteur de paix »
Au-delà de la couverture électorale, la HAC attribue aux médias une part importante dans le maintien de la paix sociale. Le responsable a félicité les journalistes pour leur contribution à la stabilité du pays, tout en rappelant la responsabilité considérable qui pèse sur la profession.
« Vous avez contribué grandement, largement au maintien de la paix dans le pays », a-t-il déclaré. « Vous avez démontré que la presse, quand elle le veut, est un facteur de paix. Et quand elle ne le veut pas, c’est un facteur de déstabilisation. »
À travers ce message, la HAC appelle les médias guinéens à concilier liberté de la presse, rigueur professionnelle et respect des lois qui organisent le secteur.
A-Tchol pour Billetdujour.com




































