Les chapiteaux de l’esplanade du Palais du peuple ont accueilli, ce vendredi 28 août 2026, le lancement officiel de la campagne d’information et de sensibilisation des entreprises et des élus locaux dans le cadre du premier Recensement général des entreprises de la République de Guinée, dénommé RGE‑1.
La cérémonie a mobilisé des acteurs institutionnels, des représentants du secteur privé et des élus locaux, en présence du ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, et de son collègue de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Sy Savané.
Tout d’abord, le directeur général de l’Institut national de la statistique (INS), Dr Makan Doumbouya, a présenté les grandes lignes de cette opération nationale. Il a rappelé que la Guinée souffre d’un déficit de données statistiques fiables et actualisées sur son tissu économique, limitant les capacités d’analyse et de planification. Ainsi, selon lui, le recensement permettra d’identifier les unités économiques présentes sur le territoire, de mesurer leur activité et d’améliorer la qualité des statistiques nécessaires à la prise de décision publique.
Par ailleurs, le RGE‑1 est conçu comme une opération statistique d’envergure nationale visant à dénombrer et caractériser de manière exhaustive les unités économiques formelles et informelles. Il concernera les boutiques, magasins, immeubles, garages, activités exercées à ciel ouvert, établissements publics marchands ainsi que certaines institutions sans but lucratif. L’opération couvrira l’ensemble du territoire, en milieu urbain comme rural, et mobilisera près de 1 000 agents recenseurs pendant deux mois. La collecte des données sera digitalisée grâce à des tablettes, afin de gagner en rapidité et en fiabilité.
Ensuite, Abdourahman Kaba, trésorier principal de la CCIAG, a souligné l’importance de ce recensement pour disposer de données fiables sur les acteurs économiques et renforcer l’accompagnement du secteur privé. Il a assuré de l’engagement total de la Chambre de commerce à mobiliser ses instances et a invité les opérateurs économiques à se faire recenser massivement. De plus, il a rappelé que ces données sont essentielles pour saisir des opportunités de coopération internationale et a formulé des vœux de succès pour cette initiative nationale.
Dans le même esprit, le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, a présenté le RGE‑1 comme une étape stratégique inscrite dans la vision de transformation économique du pays, notamment à travers le programme Simandou 2040. Après le RGPH‑4 qui a permis de mieux connaître le capital humain, le RGE‑1 doit dresser la photographie du capital économique national et combler le déficit d’informations fiables. Les données recueillies serviront à améliorer les comptes nationaux, rebaser le PIB et renforcer le dialogue avec les partenaires.
Enfin, il a tenu à rassurer les opérateurs économiques, en particulier les PME, TPE, artisans, commerçants et acteurs du secteur informel, en précisant que le RGE‑1 n’est pas un instrument de contrôle mais de connaissance et de soutien. L’objectif est de transformer les données en décisions publiques efficaces et en leviers de développement. Le ministre a conclu par une formule forte : « Un pays sans données, c’est un pays sans planification. Un pays sans planification, pas de développement. »
Richard TAMONÉ pour Billetdujour.com








































