Dans un entretien pour l’émission A l’Affiche sur France 24, le chanteur franco‑guinéen Black M a exposé sa vision d’un engagement culturel concret entre la diaspora et le continent africain, expliquant comment sa musique et ses projets économiques servent de lien entre les deux rives.

À la question de savoir comment il crée ces ponts entre la diaspora et le continent africain, il répond : « Moi, depuis 2009, je représente dès les premiers sons de la Sexion d’Assaut. J’ai toujours mis en avant le fait que je suis franco‑guinéen, à travers les morceaux qu’on a pu réaliser. Et juste ça, ça fait le pont, en réalité. Ce qui fait que je joue déjà le rôle d’ambassadeur culturel de façon naturelle. Maintenant, si on regarde le côté politique auquel je ne suis pas du tout, le président guinéen, Mamadi Doumbouya, m’a nommé ambassadeur culturel. »

Lorsqu’on lui demande comment il a vécu cette nomination, il confie : « C’est une fierté. Et comment ça se manifeste ? Ça se manifeste déjà très naturellement, parce que je l’étais déjà. C’est un titre officiel. Il n’y a même pas besoin de l’officialiser. »

« Cette année, j’ai presté lors de l’investiture du président guinéen. Preuve qu’il voit tout le travail que j’ai pu faire à travers la France et la Guinée », ajoute-t-il.

Sur la question sensible d’une possible instrumentalisation politique, la réponse de Black M reste sur le registre culturel : « Moi, je ne m’y connais absolument pas du tout en politique. Et c’est un peu le problème des artistes, on va dire, parce que souvent, on essaie de les amener dans un truc politisé, comme vous essayez de faire là. Comme je vous ai dit, naturellement, je suis déjà ambassadeur culturel. Qu’il y ait une déclaration en direct ou pas, de par le peuple, de par les gens qui me reconnaissent en tant que Black M. »

A‑Tchol pour Billetdujour.com