Le passage de la CAN à 28 équipes change la donne pour le Syli National. Sur le papier, la route vers l’Afrique de l’Est semble plus dégagée, mais dans les faits, la marge d’erreur est quasi nulle pour une sélection déjà absente de l’édition 2025 au Maroc. Manquer une deuxième CAN de suite, alors même que le format est élargi, serait vécu comme un camouflet historique pour le football guinéen, tant par le public que par les observateurs.
L’élargissement intervient dans un contexte de calendrier surchargé. Les éliminatoires se joueront sur trois fenêtres rapprochées, entre septembre 2026 et mars 2027, avec deux rencontres à chaque fois. Pour le staff technique, il faudra composer avec la forme des cadres, les risques de blessures et l’intégration des binationaux et des jeunes, sans véritable temps pour expérimenter. Chaque rassemblement ressemblera davantage à une mission commando qu’à un long chantier de reconstruction.
Le groupe du Syli s’annonce lui aussi piégeux, avec un pays co-organisateur comme le Kenya, déjà assuré de participer à la phase finale, et une grande nation du continent telle que l’Afrique du Sud, en plus d’un adversaire a priori plus abordable. Dans ce scénario, la Guinée n’a pas le droit de laisser filer des points face au « petit » du groupe, sous peine de voir la qualification lui échapper une nouvelle fois.
Au-delà du terrain, l’enjeu est également politique et populaire. Une qualification pour cette CAN élargie serait un signal fort envoyé à une opinion publique meurtrie par les échecs récents, et offrirait au pouvoir comme à la fédération une vitrine de « retour » sur la scène continentale. Pour le Syli National, cette réforme de la CAN n’est pas seulement une opportunité : c’est une obligation de résultat.
Dassassa pour Billetdujour.com





































