Le Président Mamadi Doumbouya a surpris l’opinion ce jeudi 30 juillet 2026 en procédant à une réorganisation du porte-parolat du gouvernement. Dans un décret lu à la télévision nationale, Faya François Bourouno, jusque‑alors ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé Porte‑parole du Gouvernement. Moussa Moïse Sylla, ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, devient porte‑parole adjoint.
La décision met fin au mandat d’Ousmane Gaoual Diallo à ce poste. Officiellement, le décret ne précise pas les motifs de ce remplacement, laissant place à de vives interrogations dans les milieux politiques et médiatiques. S’agit‑il d’une sanction après une gaffe médiatique restée confidentielle, ou d’une simple redistribution des responsabilités au sein de l’exécutif ? Certains observateurs évoquent une possible perte de confiance du chef de l’État, motivée par des divergences sur la communication gouvernementale ou des tensions internes.
D’autres sources rappellent que les remaniements autour du porte‑parolat répondent parfois à des considérations stratégiques : rapprocher des profils plus technocrates de la communication officielle ou récompenser des alliés politiques. Le choix de Bourouno, connu pour son expérience administrative, pourrait traduire une volonté de professionnaliser le message gouvernemental.
À Conakry, analystes et acteurs politiques appellent à la transparence : ils demandent des explications publiques sur les raisons du changement et sur l’avenir politique d’Ousmane Gaoual Diallo. Le gouvernement, pour l’heure, reste silencieux sur les circonstances précises de cette décision.
K’pône pour Billetdujour.com





































