Le Collectif des Contractuels Temporaires de Guinée (CCTG) tenait une conférence de presse, lundi 18 mai 2026, à la Maison de la Presse pour réclamer la régularisation du statut et une amélioration des conditions salariales des contractuels de l’administration publique.
Thierno Baïlo Diallo, coordinateur du CCTG, a rappelé que ces agents ont longtemps servi les différents départements de l’État, souvent avec des salaires dérisoires et sans perspectives de titularisation. « Nous continuons le combat et les plaidoiries pour les contractuels temporaires qui demandent aux autorités le changement de leur statut pour pouvoir avoir une subsistance », a-t-il déclaré.
Selon lui, les dernières opérations de recrutement dans la fonction publique n’ont pas pris en compte les contractuels, malgré la présence d’une case pour le matricule sur les formulaires, et de nombreuses candidatures ont été annulées.
Les intervenants ont souligné quelques avancées administratives obtenues après des démarches répétées, notamment le « toilettage » des fichiers par le ministère de la Fonction publique qui a permis d’éliminer les postes fictifs et de dégager un effectif plus clair en vue d’une régularisation. Mais le collectif déplore que la situation reste bloquée pour plusieurs centaines d’agents, notamment une centaine environ dont les salaires étaient suspendus. « Nous interpellons le ministère de la Fonction publique et demandons au président de la République de saisir le dossier en vue d’une solution définitive », a insisté Diallo.
Parmi les témoignages, Nagnouma Koné, contractuelle au secrétariat central du ministère de la Promotion de l’Emploi et du Service (PES), a raconté son quotidien : entrée en 2013 comme stagiaire et régularisée en tant contractuel en 2018, elle perçoit aujourd’hui 550 000 GNF par mois. « J’ai trois enfants, on sort de 6h à 20h, ce n’est pas facile », a-t-elle dit, ajoutant qu’elle est prête à participer à un concours si le gouvernement l’exige pour la titularisation.
Le CCTG a appelé à la libération rapide des dossiers et au respect des engagements pris par l’administration pour éviter que la fin des contrats, annoncée prochainement, ne laisse des agents dans une précarité accrue.
A-Tchol pour Billetdujour.com






































