La suspension du juge et du substitut du procureur de la République près du tribunal de première instance de Labé continue de faire couler d’encre et de salive. A la suite du garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’homme du gouvernement de la transition. Le responsable de la  communication de l’Association des magistrats de Guinée, Théophile Magloire Kouadjo a, à son tour revenu à la charge afin d’éclairer a-t-il dit la religion de l’opinion, contrairement à l’interprétation de certaines dispositions du code de procédure pénale d’Alphonse Charles Wright a faite, en compagnie d’un des vieux de la vieille de l’appareil de la magistrature guinéenne, Yaya Kairaba Kaba.
Mais avant, le porte-parole des magistrats de Guinée a fait savoir que ce dont-on il reproche au garde de sceaux: « c’est la publication des actes de suspensions des magistrats. Nous l’avions signalé dans notre communiqué. Nous ne voulons pas nous prêter au même jeu en publiant les décisions du Conseil supérieur de la magistrature. Nous dénonçons cela tout le temps », a déclaré Théophile Magloire Kouadjo.
Concernant l’article 38 du code de procédure pénale, relevée par Charles Wright. Le magistrat Kouadjo souligne qu’ils n’ont aucun problème avec ces dispositions et aucune difficulté de comprendre cette disposition. « Nous nous sommes jamais montés au créneau contre le ministre pour ça. Non. Mais lorsque vous prenez l’article 39 et c’est ce qui nous intéresse. Le texte dit que ça ne peut être rendu public, ça voudrait dire quoi. Que lorsque le garde des sceaux voudrait prendre une décision de suspension contre un magistrat, il ne doit pas publier cette décision, c’est ce que nous nous demandons. Hier, (lundi 21 août, ndlr) nous avons pensé qu’on allait lire tous les statuts ou tout au moins les deux dispositions qui suivent. Mais on s’est limité à l’article 38 parce que c’est ce qui arrange. Le législateur lorsqu’il fait les textes, ils les aménagent. Et pour être beaucoup plus intelligent, il ne faut pas se limiter à l’article qui vous intéresse », a souligné le responsable de communication de l’AMG.
Il a renchéri en ces termes: « Quand on dit, cette disposition prise dans l’intérêt du service ne peut-être rendu public. Je ne crois pas que nous faisons cette disposition à notre faveur. Cette disposition indique clairement que l’acte de suspension prise ne doit pas être publié. C’est ce que nous avons demandé dans notre communiqué. »
Dans la même veine, Théophile Magloire Kouadjo de laisser entendre qu’ils ont été assez surpris: « désolé du terme de voir des personnes qui nous inspirent, (Yaya Kairaba Kaba, ndlr). Je ne vais pas dire qui nous a inspiré. Qui nous inspirent avoir une interprétation un peu erronée de cette disposition. Parce que pour nous, l’expérience dont on se prévaut. Peut-être que nous n’avions pas 20 ans de carrière, mais j’avoue que lorsque nous auront 20 ans de carrière, la justice guinéenne se portera mieux qu’aujourd’hui », a-t-il assuré.
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