Mais ce n’est plus le même capital : il est plus exigeant, plus sélectif… et beaucoup moins patient.

Dernier signal en date : la cession par Diageo d’une partie de ses actifs dans East African Breweries, au profit du japonais Asahi Group.

En Afrique, les investisseurs ne disparaissent pas, ils changent de nature. Le capital continue de circuler, mais il ne prend plus les mêmes formes, ni les mêmes risques.

Ce basculement est visible dans tous les secteurs. Dans l’énergie, les majors privilégient des projets adossés à des infrastructures existantes plutôt que des investissements lourds et incertains. Dans les biens de consommation, des groupes comme Diageo ou Heineken allègent leur empreinte industrielle pour réduire leur exposition.

Même logique dans la finance, où les flux se concentrent sur quelques marchés jugés liquides et prévisibles. L’édito d’Aurélie M’Bida, à lire ici :

https://l.jeuneafrique.com/WGc.WA