Mercredi 7 janvier à Kobaya, dans la commune de Ratoma, l’émotion était palpable lors de la remise officielle des clés d’un duplex flambant neuf à la famille du journaliste défunt Daouda Taban Sylla.
Décédé le 15 août 2025 en Tunisie des suites d’une maladie, l’ancien reporter de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG) a été honoré par l’État à travers ce geste symbolique, qui dépasse la simple valeur matérielle. La maison, composée de cinq chambres et d’une annexe, a été offerte par le Président Mamadi Doumbouya, en signe de reconnaissance pour le parcours d’un homme qui a consacré sa vie à l’information et au service de la République.
La cérémonie, sobre mais empreinte de solennité, a réuni autorités, syndicalistes, collègues et proches du défunt. Tous ont salué la mémoire d’un professionnel respecté et engagé. Le secrétaire général du Syndicat de la RTG, Sâa Martin Fanssinadouno, a rappelé que cette maison est bien plus qu’un toit : elle incarne l’amour de la nation pour un journaliste dont le combat n’a pas été vain. Le ministre de l’Information et de la Communication, Fana Soumah, a insisté sur la portée humaine et symbolique de ce don, soulignant qu’il s’agit d’une leçon d’humanité et de fraternité, et annonçant également la prise en charge des frais de scolarité de deux enfants du défunt. Le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, a quant à lui rendu hommage à un collaborateur exceptionnel, dont les reportages resteront gravés dans la mémoire collective.
Du côté de la famille, la gratitude et la foi ont dominé les témoignages. Daouda Fangama Camara, représentant des proches, a exprimé sa reconnaissance envers le Chef de l’État et les ministres impliqués, rappelant que ce geste est une bénédiction divine passée par les autorités. Les habitants de Kobaya ont également partagé leur émotion, voyant dans cette maison un symbole de solidarité nationale. En honorant la mémoire de Daouda Taban Sylla, le gouvernement guinéen a rappelé que la République ne laisse jamais ses enfants dans l’oubli, et que la Nation est avant tout une famille unie dans la douleur comme dans l’espérance.
Amirou Diallo