La capitale guinéenne s’est transformée en épicentre diplomatique ce lundi, accueillant un sommet tripartite décisif. À l’initiative du président Mamadi Doumbouya, la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone ont uni leurs voix pour désamorcer les tensions frontalières qui inquiètent les populations riveraines.

Une rencontre sous haute responsabilité
Reçus par le Premier ministre Bah Oury, les présidents Joseph Boakai et Julius Maada Bio ont rejoint le Palais Mohammed V pour des échanges stratégiques. La présence de la ministre ivoirienne des Affaires étrangères, Nialé Kaba, en observatrice, traduit la volonté régionale de privilégier la diplomatie et la coopération. « La coexistence pacifique et le respect de la souveraineté nationale doivent rester nos boussoles », a martelé Julius Maada Bio. Joseph Boakai, lui, a réaffirmé son attachement à la voie diplomatique.

Une feuille de route sécuritaire actée
Sous l’impulsion du ministre guinéen des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, les trois États ont adopté des mesures concrètes :
– Patrouilles mixtes aux frontières ;
– Échanges de renseignements en temps réel ;
– Communication rapide entre autorités locales et forces de défense.

Objectif : stabiliser les zones sensibles et prévenir toute escalade.

L’économie comme ciment de la paix
Au-delà de la sécurité, les dirigeants ont relancé les chantiers de l’intégration économique : commerce, infrastructures, énergie. Leur ambition est claire : rendre les frontières invisibles par le développement et les échanges.

Vers des actes rapides
Un nouveau sommet est prévu dans un mois, signe d’une volonté d’action immédiate. Les participants ont salué l’accueil du peuple guinéen et l’esprit de fraternité qui a marqué les discussions.