Conakry sous tension électorale. La Direction Générale des Élections (DGE) tape du poing sur la table à l’approche des scrutins législatifs et communaux du 31 mai. Son communiqué, explosion dans les médias, somme les candidats « en fonction » de plier bagage pour de bon, sous peine d’exclusion pure et simple.

Cibles nommées, exigences radicales

Visés : présidents et vice-présidents des institutions républicaines, membres du gouvernement, secrétaires généraux et directeurs généraux ministériels. La DGE brandit les articles 156 et suivants (législatives) et 235 et suivants (communales) du Code électoral. Avant validation de dossier, il faut démissionner effectivement, pas juste un papier, et régulariser toute situation administrative.

Oubliez la lettre de complaisance : il s’agit d’abandonner bureaux, véhicules d’État, équipes et privilèges. La DGE fustige ceux qui squattent encore les infrastructures publiques et paradent en « hauts fonctionnaires », malgré une démission officielle.

Violations graves en ligne de mire

Ces pratiques ? Une « violation manifeste » qui mine l’égalité des candidats, la neutralité administrative et la sincérité du vote. Les ressources de l’État ne sont pas des outils de campagne, martèle l’organe, invoquant les articles 330 et 341 pour promettre sanctions, poursuites et mesures administratives impitoyables.

Le CNT dans le collimateur ?

Général sur le papier, le message sonne comme une flèche empoisonnée vers le Conseil National de Transition (CNT). Ces transitionalistes, pressentis pour les investitures, lâcheront-ils enfin l’os, en vidant les lieux et en rompant avec l’appareil étatique ? Viserait-on ces « candidats du CNT » sans les nommer ? Feront-ils amende honorable avant qu’il ne soit trop tard ? Les jours à venir trancheront, et pourraient chambouler les listes électorales. La DGE urge une conformité « sans délai » : la crédibilité du scrutin en dépend.

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