La Fédération guinéenne de boxe s’est exprimée, ce lundi, lors d’une rencontre avec la presse, pour lever le doute sur des rumeurs de suspensions de son président Alpha Amadou Baldé et de son secrétaire général, Ousmane Niang. Les responsables de la fédération ont rejeté comme « fausses » et « sans fondement juridique » les informations de suspensions circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Devant des journalistes de la presse publique et privée, le secrétaire général de la Fédération guinéenne de boxe a rappelé le passage d’une grande partie du continent africain, dont la Guinée, de l’IBA (ancienne fédération internationale de boxe) au World Boxing, organisation désormais reconnue par le CIO. Il a souligné que la fédération guinéenne a migré vers World Boxing, détient une reconnaissance internationale et participe aux activités de l’instance mondiale, notamment des championnats et formations d’arbitres et d’entraîneurs.
Concernant les supposées suspensions, le secrétaire général a dénoncé des décisions prises arbitrairement via WhatsApp par un groupe de personnes qui se présenteraient comme une confédération africaine, sans que cette structure ne soit officiellement reconnue ni que la Guinée ne soit adhérente. Selon lui, aucune procédure régulière n’a été suivie (ni lettre d’explication, ni audition), ce qui rend ces suspensions « illégales » et visant à créer la confusion à quelques mois d’un congrès électif de la fédération.
Le président Baldé a, quant à lui, rappelé son rôle antérieur de vice‑président de la Confédération africaine de boxe (AFBC) sous l’IBA, puis sa participation au processus de transformation du continent vers le World Boxing. Il a expliqué qu’aucune confédération africaine officielle n’existe actuellement, que les États africains sont directement affiliés au World Boxing, et que la Guinée n’a pas encore participé à un congrès de l’organisation continentale.
Dénonçant une campagne de dénigrement menée depuis l’international, liée à des luttes d’influence au sein de la boxe africaine, la fédération affirme que ses relations avec le World Boxing restent excellentes, qu’elle a reçu des lettres de reconnaissance, qu’elle est invitée à des championnats mondiaux et que ses athlètes et officiels sont toujours inscrits dans la base de données de l’instance internationale.
Les dirigeants ont aussi abordé le débat interne, notamment la façon de nommer le secrétaire général. Ils ont rappelé que, conformément aux statuts internationaux, le secrétaire général n’est pas élu mais nommé, et qu’Ousmane Niang a été nommé dans ce cadre, après un appel à candidatures, avec le respect des procédures internes. Ils ont rejeté toute idée de « gestion unilatérale », affirmant que les décisions, y compris la désignation des délégations, relèvent collégialement du bureau exécutif.
Enfin, la direction de la Fédération guinéenne de boxe a appelé à respecter les procédures nationales et internationales, annoncé que des dossiers sont en cours, et invité les médias à vérifier sur les sites officiels du World Boxing et des fédérations, plutôt que de relayer des rumeurs. Les autorités fédérales insistent : la boxe guinéenne ne connaît pas de double fédération, fonctionne normalement et ambitionne de poursuivre son développement sportif dans la transparence.
Smarboy pour Billetdujour.com





































