Ciblé et contesté, notamment depuis « l’affaire Balogun », le patron de la FIFA, Gianni Infantino, fait parler. En France, le président de la FFF, Philippe Diallo, s’est exprimé.
Il y a eu ce « Prix de la Paix » qu’il a remis à Donald Trump quelques mois avant le début de la Coupe du monde 2026. Durant la compétition, il y a aussi eu cette « affaire Folarin Balogun » dans laquelle la FIFA est intervenue pour retirer un carton rouge à l’attaquant des États-Unis, après une demande directe confirmée par le président américain lui-même. Président de la FIFA depuis 2016, Gianni Infantino cristallise plus que jamais les critiques sur sa personne. Patron de la FFF, Philippe Diallo en a dit quelques mots.
Le dirigeant français a été interrogé ce dimanche dans les colonnes de L’Équipe. Présent au côté de Gianni Infantino lors de France-Maroc (2-0), il a raconté de quoi ils avaient parlé. « Depuis plusieurs mois, j’essaie d’attirer son attention sur la redistribution aux équipes participantes, ce qui nous a permis de récupérer (98 M€) de plus, mais divisés en 48 équipes. Je considère que le mérite sportif n’est pas suffisamment valorisé. »
Directement questionné sur la façon dont le président de la FIFA a dirigé le Mondial 2026, notamment avec l’épisode Balogun, et sur un possible vote de la France pour Infantino lors de la prochaine élection à la gouvernance de l’instance en 2027, Philippe Diallo a pris soin de ménager la chèvre et le chou.
« On est dans une situation où la plus forte probabilité est qu’il n’y ait qu’un candidat lors de la prochaine élection à la FIFA. Sous le mandat de Gianni, le football a continué son développement, ça doit être mis à son crédit. Mais dans notre sport, il faut faire attention à la crédibilité, au respect, qui doivent être au cœur de la gouvernance de la FIFA. […] Il y a eu des interrogations, oui. »
Pour Philippe Diallo en revanche, il n’est pas question de contestation européenne contre le dirigeant de 56 ans. « Le mot est fort. » Et de conclure sur le sujet : « Tout n’est pas parfait. Il y a des dispositions que je n’aurais pas soutenues, mais globalement, nous y sommes. » Une voix assurée pour Gianni Infantino ?
Via Sport.fr





































