À moins de trois semaines de l’entrée en vigueur du décret présidentiel interdisant la fabrication, l’importation, la commercialisation et la détention des emballages plastiques à usage unique sur toute l’étendue du territoire national, l’Union des Producteurs d’Eaux Minérales de Guinée (UPEMGUI) a tenu une conférence de presse musclée pour appeler ses membres à la discipline.  Thème de la rencontre : « Appel au respect strict du décret interdisant les emballages plastiques à usage unique au 20 septembre 2026 ».

Souleymane Fofana, président de l’UPEMGUI, a d’emblée levé toute ambiguïté : « En tant que Président de l’Union des producteurs d’eau minérale de Guinée, UPEMGUI, je tiens à être clair, nous ne sommes pas contre le décret d’interdiction qui vise d’ailleurs à protéger l’environnement. Bien au contraire, nous voyons chaque jour les dégâts de déchets plastiques dans nos cours d’eau, nos canalisations et notre cadre de vie. C’est pourquoi nous adressons nos chaleureuses félicitations à son Excellence, M. le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’à l’ensemble de son gouvernement, pour leur vision et leur engagement en faveur de la transformation de notre pays à travers le programme de Simandou 2040. »

Le patron de la profession a ensuite détaillé la feuille de route de l’Union pour accompagner la transition : « Notre approche reposera sur trois axes. Le premier, valoriser les déchets plastiques en leur donnant un prix d’achat concurrentiel acheté par nos unités de transformation, entendant par là unités de transformation ceux qui s’occupent des déchets. Deux, considérer le plastique comme une matière première capable de créer de nouvelles activités et des emplois. Trois, mettre en place progressivement des petites et moyennes entreprises spécialisées dans la collecte, le triage et la transformation des déchets plastiques. Pour les PME partenaires, L’UPEMGUI entend travailler main dans la main avec celles déjà engagées ou prêtes à s’engager dans la chaîne de valeur des plastiques. »

« Les collecteurs, les trieurs, les unités de broyage, de lavage et de transformation, ces PME deviendront des piliers de l’économie circulaire ici en Guinée, réduiront la pollution et généreront une véritable valeur ajoutée locale. Ainsi, nous transformons un défi environnemental en opportunité économique pour la République de Guinée. Nous ne sommes pas dans une logique de confrontation avec les services de l’État, mais un partenariat direct avec l’État. Nous voulons une Guinée plus propre, plus prospère, mais aussi une transition qui protège nos emplois, nos investissements et les familles qui en dépendent », a-t-il insisté.

Avant de lancer un appel sans équivoque à ses pairs : « Pour finir, dans le cadre du respect de l’autorité de l’État et donner une force au bureau pour atteindre l’objectif, nous demandons à l’ensemble des producteurs d’eau minérale, en sachet, de couler le plus tôt que possible les stocks de plastique avant le 20 septembre et de prendre toutes leurs dispositions pour éviter tout ce qui peut aller à l’encontre des décisions de l’État. »

Moussa Sidibé, Premier vice-président de l’UPEMGUI, a renchéri avec un ton encore plus ferme : « C’est un appel solennel que nous lançons à nos membres, à tous les producteurs d’eau minérale en sachet à la République de Guinée, de respecter strictement le décret présidentiel interdisant la production, l’importation, la commercialisation et la détention des plastiques à usage unique. »

« Ils n’ont qu’à écouler le stock le plus vite que possible d’ici la date du 20. À partir du 20, nous allons toujours continuer des démarches auprès des autorités pour trouver une issue favorable. Que les producteurs d’eau gardent espoir, mais il faut respecter le décret. C’est ce que nous demandons aux uns et aux autres. De Conakry jusqu’à Yomou, sur tout l’étendue du territoire, tous les producteurs n’ont qu’à se battre pour essayer d’écouler leur stock de plastique le plus vite que possible d’ici la date du 20. Le Bureau ne veut pas être confronté à des difficultés à partir de la date du 20. Celui qui refuse d’écouter ce message, s’il y a des problèmes, on aura du mal à intervenir. Parce que le décret est au-dessus de tout le monde », a-t-il averti.

Patchn’ck pour Billetdujour.com