Dans la nuit du 23 août 2026, entre 3 h et 4 h du matin, une partie de la montagne d’ordures de Dar-es-Salam, à Conakry, s’est brutalement effondrée. L’éboulement a surpris les habitants dans leur sommeil, touchant plusieurs baraques situées au pied de la décharge et ensevelissant des riverains.
Les premières opérations de secours ont permis d’extraire plusieurs corps. Des sources locales évoquent plus de neuf morts, dont cinq membres de la famille Kallo, mais le bilan reste à ce stade provisoire. Des blessés ont également été signalés et transportés vers les structures sanitaires les plus proches.
Des citoyens se sont spontanément mobilisés pour participer aux recherches, aux côtés des équipes de secours, afin de retrouver d’éventuelles victimes encore piégées sous les amas de déchets et de tôles.
Le drame survient après les fortes pluies qui se sont abattues sur Conakry dans la soirée. Saturée par les intempéries, une importante portion de la montagne de déchets a cédé, dévalant sur les habitations voisines. Ce phénomène rappelle tragiquement l’éboulement de 2019, qui avait fait neuf morts sur ce même site.
Quelques heures après l’effondrement, plusieurs membres du Gouvernement se sont rendus sur place : le Premier ministre Amadou Oury Bah, le ministre de l’Assainissement Aboubacar Camara, la ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation Djénabou Touré.
Ils ont constaté l’ampleur des dégâts et suivi les opérations de secours toujours en cours. Cette catastrophe intervient seulement deux jours après l’annonce officielle de la fermeture et de la sécurisation de la décharge, une décision qui visait justement à prévenir de nouveaux drames.
L’effondrement de Dar-es-Salam relance les interrogations sur la gestion des déchets à Conakry et sur la sécurité des populations vivant à proximité des dépotoirs.
Aminata Keita






































