À l’image des autres étudiants qui sont sous la coupole de l’Etat guinéen, les étudiants guinéens au Maroc, sont également confrontés à d’énormes difficultés, dûes au manque de paiement de bourses d’entretien extérieures des étudiants. Les cris d’alarme actionnés par ces derniers dans les différents pays en Europe et en Afrique n’ont produit aucun effet au sein des autorités du pays.
Toute chose qui a amené les figures cadres de la Guinée de briser le silence.
« Depuis 11 mois nous ne sommes pas en possession de nos bourses pour les deux années académiques 2021-2022 et également cette année », a indiqué le secrétaire général des étudiants guinéens au Maroc, Malick Fofana.
« Comme vous pouvez le comprendre, présentement nous menons une vie de misère. Ce que nous sommes en train de vivre, il n’y a aucune différence entre les mendiants et nous. Franchement, c’est vraiment compliqué pour nous. Vous savez, nous n’avons pas d’autres accompagnements, c’est notre seule source de revenus, parce que la plupart des étudiants viennent des familles modestes », a précisé Malick Fofana.
Pourtant c’est un droit, note-t-il de passage. « Avant notre départ le Service national des bourses extérieures, nous avait dit qu’il allait mettre tous les moyens à notre disposition pour qu’on puisse étudier dignement et sereinement. Mais aujourd’hui, nous ne parviennons plus réellement à suivre les cours, de payer les loyers. D’autres ne vont même plus à l’école, parce qu’ils n’ont plus de quoi payer le transport. C’est extrêmement compliqué », a déclaré l’étudiant.
Interrogé sur le nombre d’étudiants concernés, il a indiqué que l’année dernière, ils étaient 700 et cette année 200 autres ont rejoint le groupe. « On ne connait pas le chiffre exact, parce qu’il n’y a aucune transparence. C’est pourquoi d’ailleurs à chaque paiement, il y a des omissions, alors que ces derniers sont dans les situations régulières. Et ce que nous déplorons surtout, c’est que nous continuons à retrouver sur la liste des noms des étudiants qui ont terminé depuis trois à quatre ans. Chose qu’on ne comprend pas, il n’y a aucune transparence. On avait espéré qu’avec cette nouvelle administration que les choses allaient s’améliorer dans le bon sens, malheureusement, ça ne fait que se détériorer », a-t-il regretté.
Kouloumba pour Billetdujour.com





































