Le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) et l’Ambassade du Royaume-Uni à Conakry ont procédé à la signature officielle du contrat de mise en œuvre du projet Agora Civique Guinée. Cette initiative, qui s’étendra sur plusieurs régions du pays, ambitionne de renforcer le dialogue entre État-société civile, la transparence dans les zones extractives et la participation citoyenne. Le projet couvrira Conakry, Boké, Kindia, Kankan, N’Zérékoré et Labé.

À cette occasion, le président du CNOSCG, Gabriel Haba, a salué un partenariat qu’il considère comme un signal fort adressé à la société civile guinéenne. « Cette cérémonie n’est pas un simple acte administratif, elle est le fruit d’un dialogue exigeant, d’une confiance patiemment construite et d’une vision partagée », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « le projet Agora Civique Guinée porte une ambition claire : renforcer l’espace civique, promouvoir la gouvernance démocratique et développer la participation citoyenne ».

Gabriel Haba a également insisté sur le rôle central de la société civile dans la consolidation de l’État de droit. « Nous mettrons en œuvre ce projet avec rigueur, transparence et un sens aigu de la redevabilité », a-t-il assuré, précisant que les ressources mobilisées devront servir des résultats concrets au bénéfice des populations. Selon lui, l’initiative contribuera aussi à la prévention des conflits dans les zones minières et au renforcement de la paix sociale.

De son côté, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Guinée, Daniel Shepherd, a rappelé que ce projet s’inscrit dans un moment charnière de transformation politique et économique du pays. « La cérémonie d’aujourd’hui ne se limite pas à un appui financier, elle traduit l’engagement commun entre le Royaume-Uni et la Guinée, en faveur du renforcement de la gouvernance, de la redevabilité et de l’espace civique », a-t-il indiqué.

L’ambassadeur a souligné que « les opportunités, notamment dans le secteur extractif, ne peuvent bénéficier durablement aux populations que si elles s’accompagnent d’institutions solides, de décisions transparentes et d’un dialogue constant entre l’État et la société ». Il a aussi affirmé que l’objectif du projet est de créer des mécanismes structurés de dialogue et de redevabilité, tout en renforçant les capacités des organisations de la société civile.

Le projet Agora Civique Guinée entend ainsi consolider les capacités de veille, d’influence et de dialogue des OSC, tout en soutenant la stabilité démocratique, la lutte contre la corruption et la protection de l’espace civique. Pour les deux partenaires, cette signature marque le début d’une coopération appelée à produire des effets durables sur la gouvernance participative en Guinée.

A-Tchol pour Billetdujour.com