La République de Guinée voudrait désormais s’impliquer à la lutte contre le fléau de l’apatridie. Ce, depuis qu’elle a adhéré aux conventions internationales de lutte contre l’apatride. Pour ce faire, une rencontre d’échange a eu lieu entre les conseillers nationaux du Conseil national de la transition, CNT et les experts du Haut-commissariat pour les réfugiés.  

Prenant la parole pour la circonstance, le chef du Bureau national du Haut-commissariat pour réfugiés, Mamadi Kébé de souligner que quelqu’un est considéré comme apatride toute personne dont aucun Etat ne reconnait : « la base de cette situation d’abord est le problème d’identité qui commence par le fait d’état civil. Donc quelqu’un qui n’a pas tous ces documents et qui dans une certaine mesure peut se retrouver une situation d’apatride. Nous avons estimé qu’il était temps de faire approprier ce nouveau concept aux conseillers nationaux de la transition qui sont les représentants de la population », a déclaré l’expert du HCR.

Pour sa part, le conseiller national du Conseil national de la transition, Mamadou Fadja Baldé d’indiquer que l’apatridie est souvent ignorée. Pourtant dit-il, c’est une chose extrêmement importante : « Après l’adoption de cette loi, on passera à une autre étape extrêmement importante, celle de la sensibilisation des populations sur l’important de la déclaration des naissances. Et après ça aussi, il faut que l’Etat déploie tous les efforts pour améliorer l’état civil dans notre pays », a précisé le conseiller du CNT.

Tôbôl Maren pour Billetdujour.com