Une lettre circulaire invitant les autorités administratives et les leaders religieux à organiser des prières et offrandes en faveur de la santé et de la longévité du président Mamadi Doumbouya a circulé cette semaine, provoquant stupéfaction et débats. Le document, daté et présenté au nom du Secrétariat Général des Affaires Religieuses (SGAR), demandait des prières d’intercession pour les musulmans le 31 juillet 2026, accompagnées de dons (lait Gloria, pain, riz, « Fankadama ») et des actions de grâce pour les chrétiens le 2 août 2026.

Très rapidement, le SGAR a formellement démenti être à l’origine de cette lettre et a condamné sa diffusion. Dans un communiqué rendu public, le secrétariat général indique que le document n’a pas respecté les procédures administratives et que ses signatures ont été usurpées. L’institution annonce avoir saisi les services compétents pour identifier les auteurs et prévenir toute reproduction.

Chez les responsables religieux, la réaction est partagée. Plusieurs imams et pasteurs affirment leur disponibilité à prier pour la paix et le bien-être de la nation indépendamment de directives externes, mais ils refusent d’exécuter une instruction dont l’origine reste douteuse. D’autres dénoncent l’instrumentalisation de la foi à des fins politiques et appellent à la vigilance.

Le cas illustre un paradoxe: un appel à la prière, perçu comme salutaire par beaucoup, est rejeté par l’institution qu’il prétend représenter. Au-delà de la controverse religieuse, l’affaire soulève des questions sur la fiabilité des communications officielles et la lutte contre la désinformation en période sensible.

Sampalon pour Billetdujour.com