Le projet de validation de la Politique Nationale de Contrôle des Armes en République de Guinée a été officiellement lancé ce mercredi dans un hôtel de la capitale. L’événement a réuni des représentants de plusieurs départements ministériels, des gouvernorats, ainsi que des membres de la société civile, témoignant de l’importance accordée à cette initiative nationale.
Dans son discours d’ouverture, le Général de 2ème Section Bambo Fofana, Président de la Commission nationale de lutte contre la prolifération et la circulation illicite des armes légères et de petits calibres, a souligné que la prolifération incontrôlée des armes constitue une menace majeure pour la sécurité publique.
« Cette prolifération alimente les conflits armés, la violence communautaire, les activités criminelles transfrontalières et le terrorisme. Elle compromet la paix et le développement durable des États », a-t-il déclaré.
Le Général Fofana a également rappelé que la Guinée ne dispose actuellement d’aucun cadre unique de référence pour le contrôle des armes, ce qui entrave la coordination nationale des actions dans ce domaine.
Parmi les obstacles identifiés, le Président de la Commission a cité : le manque de coordination interinstitutionnelle , l’absence d’un plan stratégique de contrôle, une législation nationale inadaptée ou non harmonisée , la porosité des frontières facilitant le trafic d’armes, l’insuffisance de ressources financières, logistiques et humaines. Il a également insisté sur le contexte régional instable, marqué par des conflits et tensions sécuritaires, qui favorise la circulation illicite des armes et renforce les réseaux criminels transnationaux.
Face à cette situation préoccupante, le Ministère de la Défense Nationale, à travers la Commission nationale, a initié l’élaboration d’une Politique Nationale de Contrôle des Armes, avec le soutien du Secrétariat du Traité sur le Commerce des Armes. « Cette initiative vise à combler les lacunes existantes en proposant des solutions adaptées aux réalités nationales, afin de renforcer les capacités institutionnelles dans la prévention et la gestion des risques liés à la prolifération des armes », a précisé le Général Fofana.
Prenant la parole à son tour, le Général de Brigade Boubacar Diallo, Chef de cabinet du Ministère de la Défense Nationale, a salué la mobilisation des participants et réaffirmé l’engagement du gouvernement guinéen. « La prolifération incontrôlée des armes est un facteur de déstabilisation. Elle entrave le développement socioéconomique et constitue une menace réelle pour les droits humains », a-t-il souligné.
Il a insisté sur la nécessité d’une politique nationale cohérente pour assurer un contrôle efficace, en conformité avec les engagements internationaux de la Guinée.
Le Général Diallo a exhorté les participants à faire preuve d’assiduité, de vigilance et de responsabilité collective pour aboutir à un document consensuel et historique.. »Je remercie le Secrétariat du Traité sur le Commerce des Armes pour son appui technique et financier, ainsi que tous les partenaires qui accompagnent la Guinée dans la réforme du secteur de la sécurité », a-t-il conclu, saluant les efforts du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, dans la consolidation des acquis depuis le 5 septembre.













































