Mardi 4 novembre 2025, à l’issue de la cérémonie d’installation officielle du collège médical chargé d’évaluer l’aptitude physique et mentale des candidats à l’élection présidentielle prévue le 28 décembre prochain, le professeur Hassan Bah, président dudit collège, s’est exprimé devant la presse pour réaffirmer l’engagement de son équipe à mener cette mission avec rigueur, impartialité et professionnalisme.

Le collège médical joue un rôle fondamental dans le processus électoral guinéen. En examinant les candidats à la magistrature suprême, il garantit que ceux qui aspirent à diriger le pays répondent aux exigences de santé indispensables à l’exercice de cette haute fonction. Ce contrôle, bien que technique, revêt une portée symbolique forte : il incarne la volonté de transparence et de crédibilité dans la conduite des affaires publiques. « Nous sommes conscients de la portée de la mission qui vient de nous être confiée. Nous mettrons tout en œuvre pour répondre aux attentes. Nous sommes investis de la confiance du peuple de Guinée, et c’est pour nous un motif de satisfaction, compte tenu de notre expérience et de notre parcours professionnel. Nous allons répondre à cette confiance par notre conscience », a affirmé le Pr Hassan Bah.

Le président du collège médical a tenu à rassurer l’opinion publique sur l’indépendance de son équipe. Composée de professionnels chevronnés issus de diverses disciplines médicales, cette instance s’engage à mener les évaluations sans influence extérieure, dans le strict respect de l’éthique médicale et des standards internationaux.

Cette posture est essentielle pour préserver la crédibilité du processus électoral et renforcer la confiance des citoyens dans les institutions républicaines.

La mission du collège médical ne se limite pas à un simple contrôle administratif. Elle vise à garantir que les futurs dirigeants soient pleinement aptes à assumer les responsabilités de la fonction présidentielle, dans un contexte national et international exigeant. Par cette démarche, la Guinée affirme que la transparence électorale commence aussi par la santé et la responsabilité.

Binta Wann