L’ex directeur général de la Compagnie des bauxites de Guinée/CBG, Kémoko Touré a été l’invité de l’émission de la grande écoute: GG du groupe de presse Hadafo. Il a été, à cet effet interrogé sur plusieurs sujets liés à la gestion de ladite société.
Dans un pan de son intervention, l’ex DG de CBG a laissé entendre qu’en Guinée certains souffrent à cause de la médiocrité de certains cadres. Bien que dit-il d’aucuns manifestent le désir de travailler afin de préparer l’avenir de la Guinée.
« S’agissant des mines et des villes minières, je trouve que c’est une honte, que nos villes soient dans les états où elles sont », a-t-il déploré.
Touré explique que les sociétés minières payent 0,5% de leur chiffre d’affaires aux collectivités locales, mais que le problème dans la gestion de cette somme se situe à deux niveau: l’affectation de l’argent et l’inexistant de plans de développement. « Même dans les conventions qui sont signées, il n’y a pas de plans de développement demandé aux sociétés minières », a-t-il précisé.
Parlant de certaines initiatives qu’il a prise lorsqu’il était le premier responsable de la CBG. Selon lui, à sa prise de fonction, il a trouvé une société en difficulté. « J’ai travaillé à l’optimiser, c’est pour cela en dix ans, on a plus que doublé les résultats, sans demander de l’investissement aux actionnaires. Et en faisant réfléchir les Guinéens, en arrêtant les vols… », a déclaré Kémoko Touré.
C’est normal, renchérit-il, que les sociétés optimisent leurs intérêts, mais j’avais une conscience de responsabilité personnelle dans la situation qui prévalait dans ma zone minière. « C’est pour cela que j’ai pris la subvention qui était destinée aux collectivités pour dire aux jeunes que je vais les prêter de l’argent afin qu’ils créent des entreprises et non des coopératives, parce que je n’aime pas les coopératives, elle ne responsalise pas, ça signifie que quand l’argent est terminé, on tend encore la main. Celui qui créé une entreprise, il va se battre tous les jours pour ne pas qu’elle tombe ».
Cette initiative aurait permis lorsqu’il était à la tête de CBG de trouver de l’emplois pour les jeunes. « J’avais dit aux jeunes que les révoltes de temps en temps pour casser les biens ça ne mène nulle part…. Ainsi j’ai demandé au Conseil d’administration de CBG de m’autoriser à donner 30% de ces travaux à ces jeunes. Eh bien quand je partais, il y avait 800 emplois créé par ces jeunes, aujourd’hui on me dit qu’il y a 1500 emplois. Malheureusement un de mes successeurs a voulu y mettre fin », a conclu Kémoko Touré.
Thôsokta pour Billetdujour.com






































