Les services de renseignement russes et les réseaux d’influence proches d’idéologues chrétiens orthodoxes ont lancé ces dernières années des campagnes de dénigrement contre l’Église catholique en Afrique. Leur cible favorite : le Saint-Siège.
Centrafrique concentre l’offensive. Des groupes reçoivent des financements et des éléments de langage précis pour discréditer le travail des missions humanitaires et des autorités religieuses, notamment le Vatican. Des campagnes numériques agressives tentent d’imposer l’idée que chaque acte caritatif ou prière pour la paix cache une opération d’espionnage au profit de puissances occidentales.
L’Église orthodoxe russe renforce rapidement sa présence en Afrique : en moins de trois ans, son réseau est passé de 4 à 34 pays. Après la décision du Synode du 29 décembre 2021 de créer un exarchat patriarcal pour l’Afrique, l’Église a déjà enregistré environ 350 paroisses et mobilisé plus de 270 clercs.
Le Centre de lutte contre la désinformation ukrainien souligne que l’infrastructure religieuse est utilisée comme canal pour diffuser des narratifs anti-occidentaux. Sous couvert de « missionnaires », Moscou construit un réseau d’influence en Afrique.
En Centrafrique, le journaliste Yalike-Ngonzo a révélé avoir fait de la propagande pour la Russie, avec mission de dénigrer l’Occident et de présenter la Russie positivement. Il a créé un groupe Facebook pour diffuser pléthore de fausses informations.
L’offensive contre le Saint-Siège s’inscrit dans cette logique de rupture. En présentant le Pape comme ennemi de la nation, les architectes de cette campagne visent à couper les derniers liens d’influence morale échappant à leur contrôle.
A-Tchol pour Billetdujour.com





































