Dans plusieurs hôpitaux publics de Guinée, le déficit en équipements médicaux spécialisés continue de peser lourdement sur la prise en charge des malades, notamment les patients atteints de cancer. Parmi les manquements les plus préoccupants figure l’absence ou l’insuffisance de l’appareil de radiothérapie, un outil pourtant essentiel dans le traitement de certaines tumeurs.
Dans ces conditions, de nombreux professionnels de santé se retrouvent contraints d’orienter les patients vers la chimiothérapie, souvent faute d’alternative locale. Or, la radiothérapie et la chimiothérapie ne jouent pas le même rôle dans le traitement du cancer. La radiothérapie utilise des rayons pour détruire les cellules cancéreuses dans une zone précise du corps, tandis que la chimiothérapie utilise des médicaments qui circulent dans tout l’organisme. La première est donc un traitement local, alors que la seconde est un traitement général.
La radiothérapie est généralement indiquée lorsque la tumeur est bien localisée, parfois seule, parfois en complément d’une chirurgie ou d’un autre traitement. La chimiothérapie, elle, est plus souvent privilégiée lorsque la maladie s’est propagée ou lorsqu’il faut agir sur l’ensemble du corps. Les effets secondaires diffèrent également : ceux de la radiothérapie sont surtout liés à la zone irradiée, tandis que la chimiothérapie peut provoquer des effets plus généralisés.
Malgré les efforts engagés par les autorités guinéennes pour améliorer le système de santé, le constat reste préoccupant. Il devient nécessaire de mener un diagnostic approfondi au sein des structures sanitaires afin d’identifier clairement les insuffisances et d’y apporter des corrections durables. Une telle démarche permettrait non seulement de renforcer les plateaux techniques, mais aussi d’améliorer la qualité des soins offerts aux malades.
Au-delà du cas du cancer, ce déficit en équipements pose plus largement la question de la modernisation des hôpitaux publics et de l’accès équitable aux soins spécialisés en Guinée. Pour de nombreux patients, l’enjeu reste vital : disposer, dans le pays, de moyens de traitement adaptés, efficaces et accessibles.
Smarboy pour Billetdujour.com





































