L’acteur de la société civile sénégalaise Alioune Tine alerte sur une nouvelle offensive de Washington contre la Cour pénale internationale (CPI) et appelle les pays africains à ne pas céder. Dans un message relayé alors que plusieurs États du continent envisagent de quitter la juridiction de La Haye, le défenseur des droits humains estime qu’il faut organiser la résistance face aux pressions américaines. 

« Il faut organiser la Resistance des pays africains contre les pressions de Trump pour « tuer » la Cour Pénale Internationale », écrit-il. Il rappelle que, « dans les 97/98 les Etats Unis faisaient partis des Etats qui ont initié la creation de la Cpi » et ajoute que « le Représentant des USA a participé aux Conferences préparatoires qui se déroulaient aux Nations Unies à New York ».

Alioune Tine insiste aussi sur le fait que « les Etats Unis ont participé à la Conférence diplomatique de Rome qui a crée la Cpi ». Il précise : « Je parle en tant que témoin et acteur de ce processus en tant que membre de la Campagne internationale pour la Cpi ». Pour lui, le retrait américain, puis les pressions exercées sur les pays africains, fragilisent un mécanisme essentiel de lutte contre l’impunité.

« Les Etats Unis sont sortis, est-ce qu’un autre régime ne viendrait pas sur cette décision qui affaiblit et tue le mécanisme de lutte mondiale contre l’impunité », avertit-il encore.

Le militant juge enfin que « l’Afrique devrait se mobiliser et resister contre les pressions intolérables des autorités americaines sur les états africains qui constituent des atteintes intolérables à la souveraineté ». Son alerte intervient dans un contexte de forte tension, après l’annonce par Washington d’une campagne visant à affaiblir la CPI et à pousser certains États à s’en retirer.

Le débat ravive une question centrale : l’Afrique doit-elle défendre la CPI comme outil de justice internationale, ou répondre aux critiques en renforçant ses propres mécanismes continentaux ?

Transcription Billetdujour.com, via page X Alioune Tine