Le procès de Sékou Keïta, conseiller en communication et porte‑parole du ministère de la Justice, s’est ouvert ce mercredi devant le Tribunal de première instance de Dixinn. Accusé de fraude liée au concours de recrutement des auditeurs de justice, M. Keïta comparaît en compagnie de sa coaccusée, Maciré Camara, dans une affaire examinée en flagrant délit.

Les faits reprochés — divulgation de sujets et manipulation de résultats — ont éclaté lors des épreuves, selon l’acte d’accusation. Les autorités affirment disposer d’éléments matériels et de témoignages qui auraient permis l’arrestation sur le fait. La défense, elle, dénonce un « coup monté » visant à fragiliser l’image du ministère et à instrumentaliser la procédure à des fins politiques.

L’audience d’ouverture a permis d’entendre la présentation des pièces à charge et la lecture des droits des prévenus. Le magistrat instructeur a précisé que l’enquête se poursuivra et que des mesures conservatoires restent maintenues. Aucun verdict n’a été rendu ; le calendrier des auditions pour les témoins et experts a été fixé par le tribunal.

La procédure en flagrant délit, plus rapide, expose les deux prévenus à des peines aggravées en cas de condamnation. Observateurs et acteurs du monde judiciaire attendent désormais que la justice clarifie si l’affaire relève d’une manœuvre orchestrée ou d’une mise en évidence d’un réseau de fraude. Le prochain rendez‑vous au tribunal est fixé pour la semaine prochaine.

A-Tchol pour Billetdujour.com