Luiz Inácio Lula da Silva a été réélu président du Brésil dimanche 25 octobre, au terme d’un second tour d’une extrême tension. À près de 81 ans, le vétéran de gauche a battu Flavio Bolsonaro avec 51,79% des suffrages contre 48,21%, décrochant un quatrième mandat non consécutif et déjouant les pronostics.

Donné battu après un premier tour difficile, Lula a réalisé une remontée spectaculaire dans un scrutin marqué par des difficultés logistiques et une mobilisation massive. Le Tribunal supérieur électoral a proclamé sa victoire après le dépouillement, avec un écart de plus de 4,4 millions de voix.

Le président sortant a salué une victoire présentée comme celle de la démocratie, tandis que ses partisans ont fêté dans la soirée un résultat que peu d’observateurs anticipaient.

Face à lui, Flavio Bolsonaro, sénateur d’extrême droite et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, n’a pas reconnu sa défaite. Il a annoncé vouloir demander « l’annulation des élections » auprès du Tribunal supérieur électoral, ouvrant immédiatement une nouvelle phase d’incertitude politique.

Cette contestation intervient alors que le scrutin a déjà été prolongé de deux heures dans certaines localités, notamment en raison de perturbations des transports publics, une décision qui a alimenté la polémique entre les camps.

Avec cet étroit écart de 3,58 points, le pays reste profondément polarisé entre le camp de Lula et l’héritage politique de Jair Bolsonaro. La réélection du chef de l’État assure néanmoins le maintien de la gauche au pouvoir dans la première puissance d’Amérique latine.

À 81 ans, Lula entame ainsi un mandat qui s’annonce comme le dernier chapitre d’une carrière politique exceptionnelle : ouvrier métallurgiste, syndicaliste, ancien prisonnier, puis président à trois reprises avant ce nouveau succès électoral.

A-Tchol pour Billetdujour.com