Mamady Doumbouya, directeur général de l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) et tête de liste de « Rénovons le Foot 224 » (RF224), a été élu président de la Fédération guinéenne de football (FGF/Féguifoot) ce mardi, au terme d’un scrutin présenté comme disputé.
L’élection s’est déroulée lors de l’Assemblée générale extraordinaire de la FGF à Conakry, avec quatre listes en compétition : celles d’Ibrahima Kalil Kaba, Mamadou Antonio Souaré, Mamady Doumbouya et Mohamed Chérif Haidara. Les membres statutaires votaient à bulletin secret et par liste, la liste arrivée en tête étant élue selon les statuts de la fédération.
Le nouveau président hérite d’un football guinéen jugé en retrait : résultats sportifs décevants, difficultés financières des clubs et attentes fortes des supporters. Ses partisans mettent en avant son expérience de gestionnaire et sa capacité, selon eux, à mobiliser des ressources et des partenariats pour relancer la fédération.
Oui, une partie de l’opinion exprime de la déception ou du scepticisme, mais elle est loin d’être unanime. Les critiques portent surtout sur la continuité perçue avec les pratiques de gestion du football guinéen et sur la nécessité de passer rapidement des promesses aux résultats concrets. À l’inverse, d’autres voix saluent l’arrivée d’un profil administratif et gestionnaire, estimant que la fédération a besoin de moyens, de méthode et de direction.
Le débat public illustre cette ambivalence : avant le vote, certains médias présentaient Doumbouya comme « le meilleur profil » pour impulser le renouveau, tandis que d’autres interrogeaient la capacité réelle des candidats à transformer durablement une institution fragilisée.
Pour convaincre les sceptiques, Mamady Doumbouya devra rapidement agir sur plusieurs fronts :
Redonner de la stabilité financière aux clubs et aux compétitions nationales.
Améliorer les performances des Sélections nationales, notamment les Syli.
Renforcer le football féminin, la formation des jeunes et les infrastructures.
Restaurer la confiance des supporters, des clubs et des partenaires dans la gouvernance fédérale.
En résumé, son élection n’a pas déclenché une vague de rejet généralisée, mais elle laisse une opinion mitigée : espoir chez ceux qui attendent une gestion plus professionnelle, déception ou prudence chez ceux qui veulent d’abord voir des changements visibles dans le football guinéen.
Dassassa pour Billetdujour.com





































