La Fédération internationale de football (FIFA) et la Confédération africaine de football (CAF) n’ont pas émis un seul mot officiel sur le sort de l’arbitre somalien refoulé par les États-Unis, alors que son recalage avait été confirmé dans un communiqué bref et sans détails de la FIFA. Pas de déclaration, pas de prise de position, pas même une mention du nom de l’arbitre ou du motif précis du blocage. Le silence est total, et il est perçu par de nombreux observateurs comme une forme de soumission aux pressions politiques.
L’arbitre somalien, parfaitement qualifié selon les critères de la CAF et désigné pour un match à fort enjeu, s’est retrouvé exclu après un blocage exprimé par les États-Unis. La FIFA a justifié sa décision par des « impératifs de sécurité et de neutralité », mais n’a jamais fourni de preuve concrète ni de document explicatif. La CAF, qui aurait pu exiger une clarification, n’a pas non plus réagi.
Ce mutisme interpelle : la FIFA et la CAF craignent-elles vraiment l’administration Trump, aujourd’hui réélue et en pleine maîtrise de la politique américaine ? L’administration actuelle, connue pour son approche ferme sur les questions de sécurité et de contrôle des frontières, pourrait-elle exercer des pressions indirectes sur les organisations sportives internationales ? Plusieurs experts en relations internationales suggèrent que le silence des deux organisations traduit une volonté de ne pas entrer en conflit avec Washington, même si cela signifie sacrifier un arbitre qualifié.
Le football, qui se veut universel et indépendant des jeux politiques, semble ici tributaire de la puissance américaine. La FIFA, sous la direction de Gianni Infantino, a déjà été critiquée pour des décisions perçues comme influencées par des intérêts politiques. La CAF, quant à elle, a longtemps été accusée de manque de fermeté face aux pressions extérieures. Le silence actuel sur le cas de l’arbitre somalien confirme ces craintes.
Les supporters du football africain et les observateurs indépendants ont exprimé leur frustration. « La FIFA et la CAF ont exclu un arbitre qualifié sans chercher d’alternative, sans expliquer, sans prendre position », a déclaré un délégué de la CAF. « Si la Somalie est un pays en voie de développement, alors la FIFA devrait montrer plus de solidarité, pas moins. »
Le Mexique, pays stable et reconnu pour la qualité de son arbitrage, aurait pu être un plan B logique. Un arbitre mexicain, neutre et qualifié, aurait pu garantir sécurité et neutralité sans entrer en conflit avec les États-Unis. Mais la FIFA n’a pas envisagé cette alternative. Elle a préféré exclure l’arbitre somalien, sans chercher de compromis.
A-Tchol pour Billetdujour.com.





































