Chaque année, pendant la saison des pluies, les populations de la préfecture de Coyah sont confrontées aux mêmes difficultés : maisons envahies par l’eau, routes impraticables, biens détruits et familles déplacées. Si les fortes précipitations constituent un facteur naturel, l’ampleur des inondations s’explique aussi par une urbanisation mal maîtrisée et un manque d’entretien des ouvrages d’évacuation.

Dans plusieurs quartiers, des maisons sont construites dans les lits des bas-fonds, pourtant destinés à recueillir les eaux de pluie. En occupant ces espaces, les constructions empêchent l’eau de suivre son chemin naturel. Lorsqu’il pleut abondamment, elle déborde et se dirige vers les habitations, les routes et les commerces.

À cette situation s’ajoute l’obstruction des passages d’eau de ruissellement. Des murs, des clôtures, des remblais et certaines constructions bloquent les couloirs naturels d’écoulement. Les eaux, ne trouvant plus de voie libre, stagnent ou se déversent brutalement dans les quartiers situés en contrebas.

Les fossés bouchés aggravent également le problème. Déchets, sable, boue et végétation empêchent l’évacuation normale des eaux. Le manque de curage régulier transforme les caniveaux en pièges et favorise la stagnation, avec des risques de maladies et de pollution des points d’eau.

Pour réduire ce fléau, les autorités doivent interdire les constructions dans les zones à risque et cartographier les bas-fonds et les couloirs de ruissellement. Les passages d’eau obstrués doivent être libérés ou réaménagés. Le curage des fossés et des caniveaux doit être réalisé avant chaque saison des pluies, accompagné d’une collecte efficace des déchets.

Il est également nécessaire de mieux planifier l’extension urbaine de Coyah, en prévoyant des réseaux de drainage adaptés, des bassins de rétention et des espaces non constructibles. Les populations, de leur côté, doivent éviter de jeter les ordures dans les caniveaux et respecter les zones interdites à la construction.

Les inondations ne sont pas une fatalité. À Coyah, une action coordonnée entre autorités et citoyens peut sauver des vies et protéger les biens. Prévenir aujourd’hui, c’est éviter de compter les dégâts demain.

A-Tchol pour Billetdujour.com