Ce vendredi 4 septembre, la mosquée turque de Bambeto a accueilli un enterrement collectif bouleversant : les 35 corps des victimes de l’éboulement de la décharge de Dar‑es‑Salam ont été acheminés sur place pour la prière funéraire.
Parmi les défunts, 17 ressortissants de Sierra Leone, confirmant que la tragédie dépasse les frontières guinéennes et frappe durement la communauté léonaise installée à Conakry.
La présence massive de victimes originaires de Sierra Leone illustre l’ampleur humaine et sociale de la catastrophe. Les familles endeuillées, guinéennes et sierra‑léonaises, ont partagé ensemble la douleur de la perte et l’exigence de dignité dans ce moment de recueillement.
Cet enterrement collectif marque une étape essentielle dans le processus de deuil. Il rappelle aussi l’urgence d’une réponse institutionnelle forte, afin que la montagne d’ordures de Dar‑es‑Salam ne reste pas synonyme de mort et de précarité, mais devienne le point de départ d’une véritable politique de protection des populations.
Binta Wann






































