Réunis du 17 au 19 juin dans la capitale ghanéenne, dirigeants africains, représentants de la diaspora et responsables politiques caribéens ont adopté la déclaration Accra Next Steps destinée à faire avancer les revendications de justice réparatrice liées à l’esclavage et au colonialisme. Mais au-delà du texte, les organisateurs mettent aussi et peut-être surtout en avant le rapprochement inédit entre l’Afrique, les Caraïbes et la diaspora que le sommet a permis.
Le président ghanéen John Dramani Mahama et la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, arrivent au château de Christiansborg, à Accra, pour une cérémonie commémorative de Juneteenth, une journée célébrée le 19 juin de chaque année en mémoire de la fin de l’esclavage aux États-Unis.
Le président ghanéen John Dramani Mahama et la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, arrivent au château de Christiansborg, à Accra, pour une cérémonie commémorative de Juneteenth, une journée célébrée le 19 juin de chaque année en mémoire de la fin de l’esclavage aux États-Unis.
« Je suis sans voix » : c’est par ces mots que le président ghanéen John Dramani Mahama a réagi lorsqu’il a été interrogé sur l’adoption de la déclaration finale du sommet d’Accra sur les réparations liées à l’esclavage et au colonialisme, vendredi 19 juin, en conclusion d’un sommet de trois jours qui a réuni dans la capitale ghanéenne chefs d’État africains, représentants de la diaspora, responsables politiques caribéens et partenaires internationaux pour tenter de définir les prochaines étapes du mouvement en faveur de la justice réparatrice.
La réunion a débouché sur un document de 46 paragraphes baptisé Accra Next Steps qui prévoit notamment l’intégration de la justice réparatrice dans les programmes scolaires, la création de musées consacrés à la mémoire de l’esclavage et la restitution de différents objets culturels. Le texte se veut aussi un plaidoyer en faveur d’une réforme des institutions financières internationales et des Nations unies.
« Une histoire encore méconnue »
Pour le ministre des Affaires étrangères du Ghana, Samuel Okudzeto Ablakwa, l’un de ses principaux objectifs est de mieux transmettre cette histoire aux jeunes générations. Selon lui, les discussions qui ont agité les réseaux sociaux au cours du sommet ont montré que de nombreux jeunes connaissaient encore mal certains épisodes de l’histoire coloniale et esclavagiste du continent, notamment les violences commises dans plusieurs anciennes colonies africaines à l’instar de la Namibie.
Via Rfi


































