La Direction générale des examens, contrôle scolaire, concours et passerelles (DGECS‑CP) a publié, ce 31 août 2026, les résultats statistiques nationaux de la session de rattrapage du baccalauréat unique 2026. Sur 20 763 candidats inscrits (11 427 garçons et 9 336 filles), 20 004 ont effectivement composé et 10 484 ont été admis, soit un taux de réussite global de 52,41% (55,55% pour les garçons, 52,41% pour les filles).
Autrement dit : près d’un candidat sur deux repart sans son bac, malgré cette « seconde chance » inédite dans le système éducatif guinéen.
Par option : des écarts qui interrogent
Les résultats varient fortement selon les séries : Série SE (Sciences économiques) : 57,68% de réussite (61,20% chez les filles).
Série SM (Sciences mathématiques) : 40,84% (42,39% chez les filles).
Série SS (Sciences sociales) : 57,05% (58,34% chez les filles).
Série SS‑FA (Sciences sociales – formation accélérée) : 29,06% (32,74% chez les filles).
Série SE‑FA (Sciences économiques – formation accélérée) : 55,56% (66,67% chez les filles).
La série SS‑FA affiche le taux le plus faible, avec moins d’un admis sur trois, ce qui pose la question de la préparation et de l’encadrement spécifiques à ces filières accélérées.
Cette session de rattrapage est une première en Guinée. Elle visait à offrir une seconde chance aux candidats ayant obtenu une moyenne entre 8,50/20 et 9,99/20 à la session ordinaire de juillet 2026, où seulement 38,08% des candidats avaient été admis.
Le ministère avait insisté sur le caractère « sans fraude » de cette session, après les difficultés enregistrées lors de la session principale. Mais le taux de réussite final, à peine supérieur à 50%, relance le débat sur la qualité de la préparation, les conditions d’examen et l’équité du système.
Les candidats admis au rattrapage bénéficient des mêmes conditions d’orientation dans l’enseignement supérieur que ceux de la session ordinaire, selon le ministère. Reste que, pour beaucoup de familles, ces chiffres confirment un sentiment d’incertitude : le bac reste un goulot d’étranglement, et la réforme, si elle ouvre une porte, ne résout pas tout.
Avec un peu plus de la moitié des candidats admis, la session de rattrapage 2026 dessine un système éducatif à la croisée des chemins : entre volonté de modernisation, lutte contre la fraude, et nécessité d’une refonte plus profonde de la chaîne de formation.
A-Tchol pour Billetdujour.com




































