C’est une déclaration du président de l’Association internationale des journalistes africains de France. C’était au cours de la conférence qu’il a animée mercredi, 3 novembre dans la salle Espace culturel Malick Condé de l’université Koffi Annan, UKAG. Placée sous le thème « Comment réussir la transition en Guinée », cette rencontre a enregistré entre autres la présence de Dr Dansa Kourouma de la société civile, des leaders politiques : Dr Ousmane Kaba, Dr Faya millimouno, Dr Ousmane Doré du MND, Alhousseiny Makanera Kaké du Rpg-arc-en-ciel, Saïkou Yaya Barry de l’UFR, …
Situant le contexte, le fondateur de l’UKAG et président du parti des démocrates pour l’espoir (PADES), Dr Ousmane Kaba a rappelé l’objectif de cette conférence est de discuter de la transition. « Comme vous le savez actuellement en Guinée, la transition occupe une grande place dans notre histoire. L’avenir de la Guinée va dépendre en partie de la manière dont nous sortirons de cette transition », a-t-il introduit.
La transition, poursuit Dr Kaba, a pour objet de fondamental d’organiser des élections libres et transparentes. Mais pour se
faire, il y a un ensemble de préalable que la transition doit aussi faire. « L’obligation de la période de transition, établir des
institutions républicaines et la Commission électorales nationale indépendante, CENI bref toutes les entités indispensables pour aller aux élections », a-t-il cité.
faire, il y a un ensemble de préalable que la transition doit aussi faire. « L’obligation de la période de transition, établir des
institutions républicaines et la Commission électorales nationale indépendante, CENI bref toutes les entités indispensables pour aller aux élections », a-t-il cité.
Sur la même lancée, le président du PADES d’indiquer la transition n’a pas pour objet de faire le développement économique. « Pas du tout, elle n’a pas ce temps. Et, ce n’est même pas son rôle. Mais elle doit faire une bonne politique budgétaire, monétaire, maintenir le taux d’inflations raisonnable, combattre la corruption, si non, la Guinée n’ira nulle part. Regardez par exemple, nous sommes passés de 15 millions de tonnes à 80 millions de tonne mais où va l’argent de la Guinée. Ces anciens décideurs sont incapables même de refaire le goudron Conakry-Kindia. Ça veut dire qu’il y a des structures parallèles d’évasions fiscales qui sont énormes », a-t-il soutenu.
Pour sa part, le conférencier principal du jour, Lancinet Camara, président de l’Association internationale des journalistes africains de France a souligné la mission des nouvelles autorités est de jeter les bases de la refondation de l’Etat Guinée, procéder aux réformes
politiques, institutionnelles, électorales et administratives, réconcilier les Guinéens, faire adopter une nouvelle constitution ou
encore organiser des élections inclusives et équitables.
politiques, institutionnelles, électorales et administratives, réconcilier les Guinéens, faire adopter une nouvelle constitution ou
encore organiser des élections inclusives et équitables.
Pour réussir cette transition, soutient le doyen Camara, le colonel Mamadi Doumbouya doit se faire entourer de cadres compétents, intègres et honnêtes. « Il faut des ministres compétents et incorruptibles, travailleurs et disciplinés, qui ne se servent pas mais qui servent le
pays pour pouvoir mettre fin à la mauvaise gouvernance », a-t-il dit.
pays pour pouvoir mettre fin à la mauvaise gouvernance », a-t-il dit.
Selon notre conférencier, le mal guinéen, c’est la mauvaise gouvernance, la médiocrité. « On dit choisir les hommes qu’il faut quand il le faut et où il le faut. Pour que la transition réussisse, il faut un bon départ avec des hommes et des femmes de valeur. Pour le moment, je ne donne aucun chèque en blanc à Mamadi, parce que je sais quand est-ce les militaires arrivent au pouvoir, mais on ne sait jamais quand ils s’en vont. Donc, je demande à le rencontrer, parce que nous voulons l’aider à faire de la transition quelque chose de crédible, de fiable et d’efficace », a souligné Lancinet Camara.
Mouctar Kalan Diallo pour Billetdujour.com







































