Ce jeudi 4 janvier 2024, l’acteur de la société civile guinéenne, Abdourahamane Sano, ancien coordinateur du Front national pour la défense de la Constitution, (FNDC) a animé un point de presse sur ce que la nation guinéenne est en train de vivre depuis l’avènement de la junte sous la bannière du Comité national pour le rassemblement et le développement, (CNRD).
À cet effet, Sano n’a pas manqué de dénoncer des pratiques qui violent le droits humains, mais aussi et surtout la charte de la transition. « … les constantes violations de la charte de la transition et des lois par le CNRD, opèrent l’efficience et la cohérence du fonctionnement de l’Etat et nous éloignent des exigences d’un État de droits. Ces violations sont illustrées par les restrictions de la liberté de presse et des droits civiques: l’interdiction de manifester; les limitations de l’accès à l’internet; le brouillage des ondes des médias privés; l’instrumentalisation et la personnalisation de la justice; la persécution des magistrats qui défendent l’éthique dans leur profession », a cité l’ex coordinateur du FNDC.
Puis de poursuivre en ces termes, en plus des répressions judiciaires contre les acteurs politiques et sociaux, les violations des droits de I‘homme, les atteintes à la dignité humaine, les traitements inhumains et dégradants sur des personnes sans défense, les violences et les tueries lors des manifestations, sont autant d’actes qui se poursuivent comme par le passé.
« Or, les régimes qui ont précédé le vôtre avaient déjà fait trop de morts, pour qu’on continue encore de compter des martyrs pour l’effectivité de l’État de droit et de la démocratie dans notre Pays. Cette atmosphère ne laisse aucun doute sur le recul démocratique enregistré en si peu de temps. La démagogie, le populisme, le culte de la personnalité et la propagande règnent, sans partage et comme par le passé, sur tous les canaux publics de communication », a-t-il dénoncé.
Sano ne s’est seulement limité à cela: « Le regain de corruption et d’enrichissement illicite et l’accaparement de l’Etat par un petit groupe d’individus au détriment des intérêts de la nation, ainsi que l’absence d’exemplarité dans la gouvernance économique et financière, font que nos compatriotes ne croient plus à la sincérité des engagements, à établir un État libre de corruption. La CRIEF dont l’institution était perçue comme salutaire est devenue un instrument de règlement des comptes avec des personnalités bien ciblées, sans enquêtes préalables rigoureuses… », a fait remarquer l’acteur de la société civile guinéenne.
Espérons que les sorties de quelques rares acteurs de la société civile guinéenne sur la gestion de la transition permettent que les maîtres des lieux changent la manière de gouverner.
Smantôlô pour Billetdujour.com





































