Ce mardi, les responsables de la Société Hamana S. A étaient face à la presse et par ricochet le grand public. « Point sur les résultats des activités du Port Autonome de Conakry » a été au centre de la conférence de presse.
Le comptable de ladite société Souleymane Diawara de lire le communiqué, en présence du Président directeur général de ladite société, Mohamed Kourouma.
« Nous opérateurs économiques, après mûres réflexions et constats nous avons l’obligation de communiquer avec la presse dans son ensemble pour vous présenter la physionomie d’avant et celle d’actuelle.
PHYSIONOMIE D’AVANT.
Sans entrée dans les détails des travaux d’agrandissement, les activités commerciales se déroulaient de 8h à 16h.
Ce qui a entrainé un manque à gagner très considérable.
Nous ne pouvons dire davantage.
PHYSIONOMIE ACTUELLE.
A l’avènement du CNRD aux affaires de notre pays, après le 05/septembre, le Président par un décret a signifié au Port de travailler 24h/24 et 7j/7 Cette libéralisation a entrainé l’accroissement des activités.
En matière de surestarie, les bateaux en vrac, les conteneurs, les commerçants et la population ont davantage bénéficier de ces actes posés.
Si un bateau accoste, vous avez droit à une franchise, quand ces délais sont consommés sans que la marchandise n’a été enlevé vous tomber sous le cout des surestaries puisque le temps accordé est insuffisant.
A une époque pas très lointaine, les opérateurs économiques des bateaux en vrac qui payaient pour cause de surestarie des sommes faramineuses, allant de cing milliards à dix milliards fg, les commerçants répercutent ces montants payés sur les marchandises importées donc la population subit cette augmentation.
Les importateurs pavaient pour les conteneurs entre cent millions et un milliard de fg. Cela dépend du nombre de conteneurs.
Fort de cela, les sociétés importatrices de matériels évitent le port de Conakry pour débarquer dans les pays limitrophes en transit pour venir en Guinée histoire d’éviter les surestaries.
Comme nous l’avons précédemment signalé le port a un régime de travail 24h/24,7j17, les surestaries ont disparu du côté étatique, sauf du retard accusé par l’importateur pour faute de trésorerie ou autre.
Les opérateurs économiques, les transporteurs et la population ont tiré profit de cette situation.
Il est à remarquer qu’avant, seulement 25% exploitaient ce domaine du transport, aujourd’hui plus de 90% assument ce travail.
Les frais de transport d’un conteneur de 20 entre le port et Madina coutaient 900 000 à un 1 000 000 fg, aujourd’hui, il est à 4 000 000 fg
Le volume du travail augmenté significativement.
Les opérateurs économiques qui évitaient de débarquer leurs marchandises au port de Conakry, reviennent maintenant pour cause d’attractivité
A tire d’exemple, le sac de riz de 50kg qui se vendait sur le marché entre 320.000 et 330.000 fg prix en gros, aujourd’hui il se vend entre 240.000 et 250.000fg.
Cette baisse notable s’explique par le fait que le dollar qui s’échangeait au marché parallèle à 9 450 fg se situe aujourd’hui à 9 100 fg. Les frais de surestarie qu’on faisait subir aux opérateurs économiques ont disparu.
Le prix de sac du riz de 50 kg à l’international a baissé.
Les opérateurs économiques qui débarquaient leurs marchandises dans les pays environnant pour vendre leurs marchandises reviennent maintenant en Guinée par l’effet de l’élimination des surestaries, c’est une première qu’en Guinée on constate que le prix d’un sac de 50 kg a connu une telle baisse.
Eu egard de ce qui précède, on peut valablement déduire sans risque de se tromper que le Général MAMADI DOUMBOUYA président du CNRD a joué pleinement son rôle de grand dirigeant.
DU DOMAINE AERIEN.
Il a connu une nette amélioration pendant cette période par rapport au passé
Les bateaux des différents ports des pays limitrophes qui débarquent leurs marchandises, après le travail, les équipages viennent s’embarquer à l’aéroport pour rejoindre leurs pays de destination.
De nos jours il y a un accroissement du volume du trafic.
A tire d’exemple, le Mali qui exploite une partie du port de Conakry a connu une nette augmentation du volume de travail puisque le port travaille sans arrêt, nuit et jour.
Les mêmes commerçants qui débarquent leurs produits pour ensuite les vendre, eux aussi s’embarquent à l’aéroport pour rejoindre leurs pays.
Les réservations faites auprès des hôtels se sont vu améliorées du fait des commerçants, des équipages des bateaux et des transporteurs des différents pays.
Les restaurants ont connu une nette augmentation de leur clientèle puisque ce sont les mêmes agents économiques qui viennent se restaurer.
La conséquence de toutes ses activités a entrainé une vague de recrutement des travailleurs au sein du port.
Le budget du port a augmenté conséquemment.
Le Burkina-Faso est en négociation pour venir Guinée pour faire le transit de leurs marchandises au port de Conakry qui travaille 24h/24 7j 7 contrairement
d’autres pays donc la cadence de déchargement varie entre 1500 et 2000 tonne par jour, le port de Conakry a un rythme qui varie entre 3 000 et 3500 tonne par jour.
Enfin nous proposons au gouvernement, comme la Guinée est un pays en chantier, de tout mettre en œuvre pour rétablir les chemins de fer Conakry Kankan, même s’il obtient un financement de démarrage, cela demande un gros investissement, il serait donc souhaitable de débuter par tronçon de 5km. »
A-Tchol pour Billetdujour.com





































