La décision de l’administration américaine de détruire un vaste stock de contraceptifs féminins suscite un tollé, des ONG, associations féministes et élus dénonçant un « gâchis » et une nouvelle attaque contre les droits des femmes.
En France, où ces contraceptifs actuellement stockés en Belgique pourraient être incinérés, des voix s’élèvent pour appeler Emmanuel Macron à ne pas être « complice de politiques rétrogrades ».
la planification familiale (IPPF) qui s’était dit prête à « collecter les produits à Bruxelles, les transporter et les reconditionner dans son entrepôt aux Pays-Bas, puis les distribuer aux femmes dans le besoin à travers le monde, tout cela sans aucun coût pour le gouvernement américain ».
Le ministère belge des Affaires étrangères a de son côté indiqué à l’AFP avoir « engagé des démarches diplomatiques auprès de l’ambassade des États-Unis à Bruxelles » et être en train d' »explorer toutes les pistes possibles pour éviter la destruction de ces produits, y compris des solutions de relocalisation temporaire ».
Quelles sont les réactions?
Aux Etats-Unis, la sénatrice démocrate du New Hampshire Jeanne Shaheen a dénoncé un « gâchis » et présenté, avec le sénateur démocrate de Hawaii, Brian Schatz, une proposition de loi pour empêcher leur destruction.
Côté associations féministes, l’IPPF a dénoncé un acte de « coercition reproductive intentionnelle » dans un manifeste signé également par le Planning familial français.
« La France a la responsabilité morale d’agir, un gouvernement qui inscrit fièrement le droit à l’avortement dans sa Constitution doit également œuvrer pour protéger la contraception et les droits des jeunes filles au-delà de ses frontières », a estimé la présidente du Planning Sarah Durocher.
La France est devenue en mars 2024 le premier pays à inscrire explicitement l’avortement dans sa Constitution.
Un avis partagé par les Ecologistes qui, dans une lettre ouverte adressée samedi à Emmanuel Macron, demandent au chef de l’Etat d’intervenir en urgence pour empêcher la destruction. « Notre pays ne peut se rendre complice, même indirectement, de politiques rétrogrades », estiment-ils.
Sollicité par l’AFP, l’Elysée n’a souhaité faire aucun commentaire.
Via France24





































