Ce mardi 13 janvier, la dépouille du colonel Claude Pivi, plus connu sous le surnom de « Coplan », sera remise à sa famille à Conakry. Figure controversée de l’histoire récente de la Guinée, l’ancien ministre sous la junte du capitaine Moussa Dadis Camara laisse derrière lui une image à la fois marquée par l’autorité et par la tragédie.
Surnommé affectueusement « le chef du village » par ses proches, Claude Pivi avait longtemps incarné une certaine proximité avec les populations. Mais son nom reste indissociable des heures sombres du 28 septembre 2009, lorsque le stade de Conakry fut le théâtre d’un massacre qui a bouleversé la nation. Reconnu coupable de crime contre l’humanité pour son rôle de commandement dans ces événements, il avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.
La remise de son corps à sa famille intervient dans un climat empreint de mémoire et de douleur. Entre ceux qui se souviennent de l’homme de terrain et ceux qui rappellent la lourde responsabilité historique qui lui incombe, l’héritage de Claude Pivi demeure profondément ambivalent.
Cet acte est la clôture d’un chapitre judiciaire et politique, mais aussi l’ouverture d’un débat sur la mémoire collective et la nécessité de tourner la page sans oublier.
Binta Wann




































