À 26 ans, Chase Hilgenbrinck avait tout du footballeur professionnel : une carrière universitaire à Clemson, quatre années de football au Chili et un contrat avec les New England Revolution, en Major League Soccer. Pourtant, en juillet 2008, il a annoncé sa retraite sportive. Non par blessure, ni par échec, mais pour entrer au séminaire et répondre à ce qu’il considérait comme un appel de Dieu.
Né le 2 avril 1982 dans l’Illinois, au sein d’une famille catholique pratiquante, Chase découvre très tôt le football. Talentueux défenseur, il devient joueur All-American au lycée avant de rejoindre l’université Clemson, en Caroline du Sud, où il évolue en première division NCAA. Après ses études, il part tenter sa chance au Chili, où il passe quatre saisons professionnelles.
En 2008, il signe avec les New England Revolution et atteint l’un des championnats les plus médiatisés d’Amérique du Nord. Mais c’est précisément à ce sommet que sa vie bascule. Loin des projecteurs, la prière, les sacrements et l’adoration eucharistique l’ont progressivement conduit à une question décisive : la réussite sportive suffit-elle à donner un sens à toute une vie ?
Sa réponse est sans appel. Le 14 juillet 2008, il quitte le football professionnel. Un mois plus tard, le 19 août, il entre au Mount St. Mary’s Seminary, à Emmitsburg, dans le Maryland, comme séminariste du diocèse de Peoria. Six ans plus tard, le 24 mai 2014, il est ordonné prêtre catholique.
Depuis, l’ancien footballeur n’a pas tourné la page du sport : il en a changé le terrain. Vicaire paroissial, aumônier de lycée puis aumônier universitaire au St. John’s Catholic Newman Center de l’université de l’Illinois, il met aujourd’hui son expérience au service des vocations. En 2026, il est directeur du recrutement pour les vocations sacerdotales du diocèse de Peoria, où il accompagne les jeunes hommes qui s’interrogent sur leur appel.
En juillet 2026, la chaîne américaine 25News Now lui a consacré un reportage intitulé From professional soccer to the priesthood, now he helps others find their way. Il y explique qu’il aime toujours le football, mais que sa plus grande joie est désormais d’accompagner les fidèles dans les moments décisifs de leur existence : baptêmes, mariages, épreuves et célébrations.
Son parcours ne dit pas que le sport et la foi seraient incompatibles. Il rappelle plutôt qu’une carrière brillante ne comble pas toujours le désir le plus profond. Chase Hilgenbrinck a connu les stades, les maillots professionnels et l’admiration des supporters. Il a choisi l’autel, la soutane et le service des âmes.
Son plus beau but, dit-on désormais dans son diocèse, ne s’est pas joué sur une pelouse : il a été marqué le jour où il a dit oui à Dieu.
Transcription Billetdujour.com





































